Rémi Garde
L'entraîneur de l'OL, Rémi Garde | AFP - CRISTINA QUICLER

Garde:"On a moins de pression que Paris"

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"On n'est pas assez fou pour prendre Paris de haut" a déclaré vendredi Rémi Garde, l'entraîneur de Lyon, avant la finale de la Coupe de la Ligue face au Paris SG samedi (21h00) et ne se repose pas sur la victoire des siens dimanche dernier contre ce même PSG en championnat.

Q: Qu'y a-t-il de commun entre ce match et votre victoire la semaine  dernière contre Paris en Championnat?
R: "Je pense que les deux matches sont à dissocier complètement parce ce  sont deux compétitions différentes. On a joué à domicile il y a une semaine, on  jouera samedi à l'extérieur. Ce sont deux compétitions qui réclament des  ingrédients différents et on est dans une finale."
   
Q: Si vous dissociez les deux, c'est pour éviter toute euphorie chez vos  joueurs?
R: "Je ne suis pas trop inquiet quant à un relâchement. Je ne pense pas que  qui que ce soit dans mon vestiaire ou dans le club ait l'intention de prendre  le Paris SG de haut parce qu'on les a battus difficilement 1 à 0. On n'est pas  assez fou pour croire qu'on peut les prendre de haut. On espère rééditer cette  performance."
   
Q: La pression est plutôt sur Paris avec Lyon qui n'a rien à perdre...
R: "On a aussi envie de gagner, je vous rassure. On a probablement moins de  pression que Paris. Je pense que Paris en a beaucoup, mais j'aimerais que nous  aussi on en ait, ce qui voudrait dire qu'on a la ferme intention de batailler  jusqu'au bout. Les forces en présence, honnêtement, sont déséquilibrées, les  joueurs ne m'en voudront pas trop, si je dis que si on transférait tous mes  joueurs à Paris, je ne suis pas sûr qu'il y en ait beaucoup qui débuteraient le  match de samedi. Ca met en lumière la différence individuelle et les qualités  intrinsèques. Mais, je m'empresse de dire que le football, c'est aussi un sport  collectif et qu'à ce titre-là mon équipe en ce moment me donne vraiment de très  bonnes réponses. Je pense que c'est sur ce plan là qu'on va essayer de donner  du fil à retordre à nos adversaires."
   
Q: Sans Ibrahimovic, le PSG devient-il une équipe presque normale?
R: "En matière de joueurs qui manquent à l'équipe, j'en connais un petit  rayon aussi. Il m'en manque cinq au moins. Donc forcément, les équipes sont  différentes. Ibrahimovic, c'est Ibrahimovic. Grenier, c'est Grenier, et Fofana,  c'est Fofana... Parfois, il y a des joueurs dont l'influence va au-delà de ce  qu'ils produisent en terme de jeu. Maintenant, Paris conserve une équipe avec  des individualités fortes, il y en a beaucoup qui vont aller au Mondial. Il y a  des joueurs expérimentés, je ne sus pas inquiet pour eux."
   
Q: Comment voyez-vous la Coupe de la Ligue?
R: "J'aime bien les coupes. On aime bien les gagner quand on est gamin.  J'ai dû rester un peu gamin. Je n'en ai pas gagné assez petit (sourire). Quand  on s'engage dans quelque chose, c'est pour la gagner. Au départ, tout le monde  dit +Oh, ce n'est que la Coupe de la Ligue, ce n'est que l'Europa League+...  J'ai dit à mes joueurs, je préfère être au Stade de France pour jouer la finale  plutôt que de la regarder à la télévision. J'ai du plaisir à la jouer, mes  joueurs ont eu du plaisir. Et on est très content d'avoir la possibilité de  remporter un trophée cette saison."
   
Q: Les scènes de joie après la victoire à Gerland ne risquent-elles pas de  motiver encore plus Paris?
R: "S'il y a quelque chose pour laquelle je n'ai pas envie de m'excuser,  c'est vraiment la joie de mes joueurs à la fin d'un match. Je m'excuse... On  parle toujours de l'absence d'émotion transmise par les joueurs, de langue de  bois, qu'on cache des choses... Il n'y avait à aucun moment l'envie de  provoquer qui que ce soit. C'était très naturel. Il faut peut-être avoir été à  Gerland toute la saison pour comprendre qu'aujourd'hui, il y a un groupe très  jeune qui a souffert depuis le début de saison, et qui avait envie de partager  avec un public super à Gerland qui nous a soutenus toute l'année."

AFP