Edinson Cavani, PSG
L'attaquant du PSG Edinson Cavani | FRANCK FIFE / AFP

Et Cavani a retrouvé la lumière

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Porté disparu depuis deux matches, Edinson Cavani a retrouvé de l’allant et le chemin des filets à deux reprises pour offrir la Coupe de la Ligue au PSG. Omniprésent sur le front de l'attaque parisienne, l'Uruguayen aurait même pu tripler la mise. Et au plus fort de la domination lyonnaise, il n'a pas hésité à venir donner un coup de main à son arrière-garde. Un match plein.

Thiago Silva est surnommé « le Monstre. » Ce soir, le Prophète lui irait tout aussi bien. Invité à s’exprimer sur les mauvaises performances d’Edinson Cavani, le capitaine du PSG a sorti la boule de cristal : "Je suis sûr que demain, si on gagne la finale, le but viendra d’Edinson. C’est un grand joueur avec une grande personnalité." Noyé à Stamford Bridge en Ligue des champions, discret sur la pelouse de Gerland en Ligue 1 dimanche, l’Uruguayen est revenu à la vie au Stade de France. Dès la 3e minute, bon œil, bon pied, il conclut la combinaison entre Lavezzi et Maxwell sur le côté gauche d’une frappe dans le but vide. Neuf minutes plus tard, son contrôle porte-manteau à la réception d’une passe téléguidée de Verratti est un modèle du genre. Mais Lopes sort comme un avion (12e).

Seul Lopes l'a éteint

Edi est de retour. Sa volée instinctive du gauche suite à une mauvaise relance de Bisevac le confirme. Il faut l'envol du portier lyonnais pour éviter le doublé (14e). Longues courses, appels, grinta, l'ancien Napolitain fait honneur à sa réputation. A l'heure où Steed Malbranque simule trop à son goût, l'avant-centre de la Celeste vient lui dire sa manière de penser. Et quand M. Lannoy désigne le point de pénalty, Cavani ne laisse à personne d'autre le soin de mettre au pas son bourreau du jour (2-0, 31e). En phase de rétablissement, le patient Edinson en reste néanmoins malade. "On sent un joueur qui n’est pas relâché, et devant le but ça ne pardonne pas...", annonçait Laurent Blanc avant le match.

Cavani au four et au moulin

Observation confirmée à la 36e minute. Lucas perce la défense rhodanienne. A 8 mètres, El Matador manque le coup d'épée fatal. En seconde période, victime de la domination des Gones, l'attaquant sud-américain est sevré de ballon. Qu'importe, il se mue en coéquipier modèle. Son pressing est précieux ,comme lorsqu'il empêche Gonalons de relancer (75e). Ses retours essentiels pour aider les siens à se dégager dans la dernière demi-heure. Tout comme les fautes obtenues dans la moitié de terrain adverse au moment où les jambes de ses partenaires se faisaient lourdes. "ll faut l’aider. Il a eu une sérieuse blessure. Et inconsciemment, vous savez, les grands joueurs pensent à cette Coupe du monde", affirmait Blanc. Certes, mais ils font aussi gagner des finales. 

Jerome Carrere