Marange Caen Bazile Bastia
. | PASCAL POCHARD CASABIANCA / AFP

Coupe de la Ligue, quart de finale: Bastia déjoue le piège de Caen

Publié le , modifié le

Mené deux fois au score, Bastia s'est qualifié pour les quarts de finale de la Coupe de la Ligue en égalisant in extremis à 2-2 avant de faire la différence lors de la prolongation sur un but de Mokulu (3-2, 102e). Privat (12e) et Saez (72e) ont inscrit les buts caennais, Gillet (42e) et Koné (89e) égalisant à chaque fois pour les Corses.

Bastia dominait le début de rencontre et se procurait la première grosse occasion à la 9e minute : suite à une aile de pigeon audacieuse de Romaric, Ongenda se présentait face au gardien normand qui remportait son duel en détournant le tir en corner. Mais les Caennais douchaient les ambitions corses en marquant trois minutes plus tard sur une tête de Sloan Privat après un centre travaillé de Lemar (0-1). 

Caen prend les devants

Bastia repartait alors à l’assaut du but de Perquis et Ongenda tirait juste à côté après une belle remise de la tête signée Djibril Cissé. Puis Christophe Vincent échouait à son tour devant le vigilant Perquis, avant que Gillet, de la tête n’oblige le portier adverse à une superbe détente horizontale (17e). Malgré la pluie, locaux et visiteurs offraient un spectacle attrayant au maigre public de Furiani venu assister à ce 8e de finale très ouvert. Caen ratait ensuite le but du K.O.

Sorti en contre sur son couloir droit, le capitaine Jean Calvé allait au bout de son action pour délivrer un centre à ras de terre au second poteau, où Privat se jetait : le cuir échouait à droite du but corse. Le SCB égalisait juste avant la pause : Keita effectuait un bon travail de conservation du ballon avant de transmettre à Guillaume Gillet qui envoyait un missile dans la lucarne adverse des 25 mètres (1-1, 42e). 

Bastia revient in extremis

Dès l’entame de la seconde période, les Bastiais reprenaient leur domination territoriale. Cissé, malgré Yahia, parvenait à tenter sa chance des 20 mètres. Perquis se détendait sur sa gauche et écartait le tir de l’ancien buteur des Bleus (49e). Les hommes de Ghislain Printant avaient toutefois davantage de difficultés à presser les Caennais à cause de la météo, exécrable. A la 68e, Vincent reprenait de la tête une frappe contrée de Kamano, auteur d’un petit numéro sur le côté gauche de la surface. 

Mais c’est Caen qui parvenait à reprendre les commandes de la partie à 18 minutes de la fin : sur un ballon venu de la gauche, José Saez déclenchait un tir tendu du pied droit que Djiku déviait dans son propre but, au grand désarroi de Leca, battu sur sa gauche (1-2). Bastia donnait tout dans les ultimes minutes de la rencontre. Perquis stoppait une tête de Djiku (84e). Mais Famoussa Kone réussissait à remettre les siens à hauteur sur un beau tir de l’entrée de la surface (2-2).

Mokulu délivre Furiani

Au cours de la prolongation, Bastia jetait toutes ses forces dans la bataille pour arracher la qualification. Perquis sauvait les siens en effectuant une belle parade du pied sur un tir de Kamano, puis il repoussait encore une tentative de l’attaquant corse, intenable. 

Il finissait toutefois par s’incliner suite à un cafouillage dans la surface : à l’affût, l’autre remplaçant Mokulu reprenait un ballon repoussé par le goal normand pour délivrer les siens (3-2, 102e). Malgré une ultime tête de Lemar sur le poteau de Leca, le finaliste de la première édition (en 1995) a fini par passer. Il peut toujours espérer une qualification européenne.

Réactions​

Ghislain Printant (entraîneur du SC  Bastia): "Se qualifier est déjà bon. Après, c'est une récompense pour des  garçons généreux car il fallait être costaud pour revenir deux fois au score  sur un terrain difficile. C'est une belle récompense pour le club et les  garçons. Je suis aussi frustré, car on aurait pu éviter la prolongation, vu  notre nombre de situations devant le but dans le temps réglementaire, face à  Caen qui nous a malgré tout posé des problèmes".

Patrice Garande (entraîneur de Caen): "C'est dur de laisser échapper la  qualification sur une action qu'on peut éviter. Cela reste une parenthèse dans  le quotidien du championnat, mais au moins les joueurs ont tout donné et montré  de bonnes choses sous certains aspects mais on perd toujours les matches. Il y  a de la fébrilité qui ne nous permet pas de tenir".

Grégory Jouin @GregoryJouin