Hatem Ben Arfa
Hatem Ben Arfa veut propulser l'OGC Nice le plus haut possible. | Jean-Sébastien Evrard - AFP

A chaque région son match !

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Cinq rencontres des 16es de finale se dérouleront à 21 heures, simultanément en direct sur France 3. Caen-Nice servira d'affiche pour les régions non concernées par l'événement. Pour ces cinq matches, le spectacle paraît garanti car aucun des acteurs n'a, pour des raisons bien opposées, intérêt à négliger cette compétition. Histoire de garder le cap ou, pour d'autres, avec l'espoir de se relancer. Voire de créer l'exploit pour ce qui est des deux clubs de Ligue 2 engagés, Bourg-en-Bresse et Auxerre. Présentation.

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SM Caen – OGC Nice


Coup d’arrêt simultané pour deux des sensations de ce début de saison. Le week-end dernier, alors qu’on les annonçait sur un petit nuage, Normands et Azuréens se sont pris les pieds dans le tapis. Caen a cédé chez lui devant Nantes (0-2) et Nice s’est fait surprendre à Ajaccio, contre un Gazélec pourtant dernier de la classe, mais revanchard (1-3). Les deux équipes ont donc beaucoup à se faire pardonner. Référence cette saison entre les deux adversaires du soir : en août, pour le compte de la 3e journée de Ligue 1, les Niçois de Claude Puel étaient venus à bout des Caennais (2-1, buts de l’intenable Hatem Ben Arfa et Alassane Pléa, contre un d’Andy Delort), mais le match se déroulait à l’Allianz Riviera.
Ce mercredi soir, l’affiche a lieu à D’Ornano et le Gym s’y présente sans toutes ses forces vives. Une demi-douzaine de joueurs est à l’infirmerie (Le Marchand, Pouplin, Pléa, Le Bihan…). Hormis Hervé Bazile, touché aux adducteurs, les « Bleu et Rouge » normands n’ont pas ce souci. Et l’effectif, à l’image de Damien Da Silva, mise sur un sursaut d’orgueil : « Contre Nantes, on n’y était pas dans les duels. Je ne pense pas que cette défaite ait un impact négatif sur le groupe. On va essayer de rebondir vite. » La solution idoine pour viser une qualification en huitièmes de finale.

Bourg-en-Bresse 01 – FC Nantes

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Les amoureux de Marcel-Verchère vont de nouveau vibrer. Délocalisés à Gueugnon depuis leur montée en Ligue 2, pour cause de rénovation du stade, les Bressans retrouvent leur enceinte pour ce test grandeur nature contre les Canaris nantais. Un événement et une belle fête en perspective, puisque les 8.000 places seront envahies au coup d’envoi. C’est la première fois de son histoire que Bourg participe à cette Coupe de la Ligue et, lors des deux tours préliminaires en août, les joueurs d’Hervé Della Maggiore s’en sont sortis aux tirs au but (à Brest puis contre Nancy). Une fois de plus, le promu de l’Ain compte sur son buteur, l’attaquant sénégalais Pape Sané (8 buts en L2 depuis la reprise), pour créer l’exploit devant des Nantais prévenus.
Bourg-en-Bresse, quatrième en L2, réalise un formidable parcours en ce début de saison. « Le match ne s’annonce pas facile, reconnaît Michel Der Zakarian, le coach du FCN. Bourg possède la meilleure attaque en Ligue 2. Il faudra rester très sérieux dans notre organisation défensive. Les Bressans prennent beaucoup de buts aussi… C’est une équipe joueuse, qui ne ferme pas le jeu et évolue en losange, en prenant des risques. Bourg a un beau potentiel, en prônant une certaine qualité de jeu. » Un style qui ne peut évidemment pas laisser indifférents les Canaris. Pour ce match, « MDZ » a précisé que, dans le but, Maxime Dupé assurerait le rôle de dernier rempart et ce, dans les deux coupes, en lieu et place de Rémy Riou, habituel titulaire.

FC Lorient – Montpellier Hérault SC    

Rolland Courbis veut bien signer des deux mains. Un but validé par la « Goal-Line Technology » ravirait le truculent entraîneur du MHSC sur la pelouse synthétique du Moustoir, comme la péripétie qu’a vécue Rennes samedi. Une première dans le football hexagonal. Son groupe héraultais va mieux, surtout avec ce succès obtenu contre Bastia (2-0). Moins timorés, mieux en place, les coéquipiers de Vitorino Hilton redeviennent compétitifs. A l’instar de leur meneur Ryad Boudebouz, longtemps transparent, Montpellier retrouve de l’allant : « Je viens d’arriver, de nombreuses choses ont changé pour moi et, qu’on le veuille ou non, il existe toujours un temps d’adaptation. Je sais que l’on attend plus de moi. Ce but marqué contre Bastia va m’aider. On va à Lorient pour se qualifier, cela nous permettrait de rester sur une bonne dynamique. »
Evidemment, dans les rangs des Morbihannais, on ne l’entend pas de cette oreille. D’autant qu’à domicile, les Merlus sont efficaces offensivement. Ils le seront davantage avec le retour dans le groupe de Benjamin Jannot. Avec Benjamin Moukandjo, Majeed Waris et Raphaël Guerreiro, le FCL a quelque argument à faire valoir dans ce domaine. « On a toujours la capacité de faire peser le danger sur l’adversaire, admet Sylvain Ripoll, le coach des Merlus. Maintenant, ça ne doit pas nous empêcher, dans le cœur du jeu, sur des séquences de maîtrise de notre part, de le déséquilibrer collectivement. C’est l’alternance des deux qui va donner justement de la richesse à notre façon d’évoluer. » Du tableau noir au terrain, aux joueurs lorientais d’appliquer au mieux ces consignes.

Lille OSC – ESTAC Troyes 


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Et si cette Coupe de la Ligue pouvait servir de détonateur ? Lille, comme le promu troyen, vit un début de saison plutôt morose. Alors, la récréation proposée ce mercredi soir pourrait aider l’élève en échec à se libérer et à penser à autres choses qu’aux devoirs rébarbatifs et aux copies bâclées en championnat. Battu ce week-end à Pierre-Mauroy par l’OM (1-2), le LOSC doit retrouver au plus vite de l’énergie, notamment dans le domaine offensif. En totale « Boufal dépendance » (4 des 6 buts inscrits en L1 par l'ancien Angevin), les Dogues balbutient parfois leur football. « Il faut clairement qu’on fasse preuve de plus d’agressivité, lâche Rio Mavuba, l’emblématique capitaine nordiste. Il y a des manques, mais il ne faut tout jeter non plus. Il faut gagner contre Troyes, on n’a plus le choix. »
De son côté, l’ESTAC peut s’estimer lésé. Malgré une prestation honnête à Bordeaux, le club aubois est revenu avec une défaite amère (0-1, mais un penalty oublié en sa faveur). Toutefois, à l’image de son entraîneur Jean-Marc Furlan, le promu troyen, lanterne rouge en championnat, reste digne et ne veut en aucun cas baisser les bras. Toujours privé de victoire cette saison, l’ESTAC rêve d’exploit à Villeneuve-d’Ascq. « La situation serait décourageante si le contenu de nos matches était vide, martèle le technicien troyen. Question combativité, on voit bien qu’il y a quelque chose. » A ses hommes désormais de trouver la bonne formule pour que le verre se remplisse enfin !

Toulouse FC – AJ Auxerre 


Finaliste surprise de la Coupe de France, la saison passée (contre le PSG, 0-1), l’AJA est prête à réitérer un nouvel exploit chez la petite sœur. Dans le ventre mou de la Ligue 2, le club icaunais a visiblement besoin d’un second souffle pour véritablement lancer sa saison. Les protégés de Jean-Luc Vannuchi pourraient bien connaître ce déclic du côté du Stadium. Damer le pion à un adversaire hiérarchiquement supérieur paraît dans leurs cordes, alors qu’Auxerre a tendance à s’éparpiller contre les supposés plus faibles. Le récent échec à l’Abbé-Deschamps contre le Red Star le prouve encore (0-1).
Pour le « Téfécé », c’est le marasme actuellement. Défait sur sa pelouse par Angers (1-2) puis laminé à Lyon (0-3), les Toulousains n’ont guère confiance avant d’aborder cette nouvelle épreuve. « Quand on sort d’une défaite comme celle concédée à Gerland, bien sûr que l’on est inquiets, peste Dominique Arribagé, le technicien des Violets. Nous sommes dans une situation compliquée, mais nous allons nous accrocher. » En pleine zone de turbulence, Toulouse vivrait très mal une sortie prématurée dans cette Coupe de la Ligue. Voilà qui promet !
 

Nicolas Gettliffe