Angel Di Maria avait un gros coeur
Angel Di Maria avait un gros coeur | AFP

Ce Paris-là avait du coeur !

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Vainqueur de Monaco 4-1 en finale de la Coupe de la Ligue, Paris s'est refait une santé mentale. Car c'est dans les têtes et dans le coeur que se joue la saison des Parisiens.

Paris en avait vraiment besoin et en avait extrêmement envie. Au bord d’une crise profonde en cas de défaite, même si cela n’exonérera pas le club de la capitale d’une autocritique à l’intersaison, le PSG s’est refait une santé mentale pour les deux mois qui lui restent avant de boucler sa saison. La Ligue des champions s’est envolée mais Paris peut encore finir l’année avec trois trophées et c’est presque inespéré quand on déroule le fil de ces dernières semaines. Cette 4e Coupe de la Ligue consécutive n’était sûrement pas une priorité mais elle est devenue primordiale après le cuisant revers du Camp Nou (6-1). Ce que Paris a montré à Lyon, on ne l’avait pas vu depuis le match aller face au Barça. Un pressing haut et efficace, de l’agressivité dans les duels, une qualité technique très au-dessus de la moyenne et une gestion propre de son avantage.

Paris retrouvé

"C’était un match de niveau européen, selon le milieu Blaise Matuidi. On a été sérieux du début à la fin, on a bien utilisé le ballon. La victoire est méritée. En face c’était des jeunes joueurs et pour beaucoup c’était leur première finale, nous on a de l’expérience et on a démontré qu’on avait beaucoup de qualités." En somme un Paris retrouvé à l’image du duo Di Maria-Cavani dont la complicité et l’efficacité ont été redoutables. Impliqué dans trois des quatre buts parisiens, l’Argentin a largement profité des espaces laissés par l’ASM pour mettre Cavani sur orbite. Le succès parisien est aussi le sien. Cette saison, quand Di Maria va, le PSG va aussi. "Tout le monde a fait un grand match, a expliqué le président Nasser Al-Khelaïfi. Vous les critiquez mais ce soir ils ont été bons. On n’oubliera pas Barcelone mais il faut avancer. Pour nous la saison commence ce soir.

Opération rédemption

Mais ce passage à la moulinette de la grosse machine monégasque ne tient pas qu’au niveau technique des Parisiens. Comme l’a dit Adrien Rabiot après la rencontre, c’est la victoire du « coeur ». « On est allé la chercher », a expliqué le milieu parisien sur la pelouse du Parc OL. Les qualités parisiennes étaient connues, alors c’est sur le terrain psychologique qu’il a fallu durcir le ton. Sous pression, Paris a levé la tête au bon moment dans une forme de rédemption. Paris avait cette chance de pouvoir se rattraper sur ces Coupes mineures. Elle ne s’en est pas privé et peut donc espérer se relancer dans la course au titre de champion.

Le PSG a encore faim

"Il y a eu beaucoup d’envie, a analysé le défenseur Thomas Meunier, comme un gamin avec sa première Coupe de la Ligue. On n’avait rien à se prouver mais pour la vie extérieur oui car beaucoup se sont dit que la défaite contre le Barça allait entériner la saison du PSG et qu’il n’y aurait plus grand chose à se mettre sous la dent. On a eu une réaction d’orgueil. Le groupe a dit on repart à zéro. La champions League faut oublier. On a encore deux trophées à prendre et j’espère que cette victoire donnera un petit coup sur la tête des Monégasques. On sera à l’affut !" Monaco garde pour le moment l’avantage avec trois points d’avance mais au moindre faux-pas, Paris sera certainement là.