Bastia
En janvier dernier, déjà en Coupe de la Ligue, Sébastien Squillaci et ses coéquipiers corses avaient dominé le Stade Rennais. | Pascal Pochard-Casabianca - AFP

Bastia-Rennes, comme un goût de déjà vu

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Ce mardi soir à Furiani, pour le compte des 16es de finale de la Coupe de la Ligue (en direct sur France 4, Francetvsport et ses applications à 21h00), le SC Bastia reçoit le Stade Rennais. Actuellement, les deux équipes ne roulent pas franchement des mécaniques. Si les Bretons font du surplace en Ligue 1, les Corses, de leur côté, s'enfoncent au classement. Les deux formations veulent profiter de l'aubaine pour se relancer. Même si l'affiche n'est pas inédite cette année !

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Trois défaites consécutives en Ligue 1 ont pour le moins plombé l'ambiance du côté de l'Ile de Beauté. Dominés consécutivement à Angers (0-1), contre le PSG (0-2) puis à Montpellier (0-2), les Bastiais ont perdu le fil de leur bon début de saison. En mal d'inspiration, le Sporting est surtout victime d'un terrible coup de la panne en attaque. L'entraîneur du SCB, Ghislain Printant, le regrette paticulièrement : "On ne peut pas se contenter, comme contre Montpellier, de déséquilibrer autant de fois un adversaire sans se montrer efficace. En plus, nous n'avons pas réussi à être vigilants en défense, où l'on paie cash chaque renvoi dans l'axe." La parenthèse Coupe de la Ligue sera-t-elle salutaire pour les coéquipiers de Sébastien Squillaci ? Chacun l'espère, d'autant que Bastia a tout de même un standing de finaliste à défendre. Personne ici n'a oublié l'épopée ayant conduit, la saison passée, le représentant corse jusqu'au Stade de France (contre le PSG, 0-4).

Le rouge est mis

Durant ce parcours, les Bastiais avaient notamment éliminé le Stade Rennais. C'était en quarts de finale, le 13 janvier 2015, déjà au stade Armand-Cesari. Et le Sporting l'avait emporté (3-1), grâce à l'opportunisme de "Toto" Squillaci et Djibril Cissé, jeune retraité désormais. Le match avait été plus qu'animé avec, entre autres, les expulsions des deux joueurs du SRFC, Anders Konradsen et Ermir Lenjani. En août dernier, les deux formations se sont aussi retrouvées, toujours à Furiani mais cette fois en Ligue 1, dès la 1re journée, pour un nouveau succès corse (2-1, Ayité et Kamano buteurs, alors que Sio avait ouvert le score côté rennais). Là encore, un carton rouge avait été brandi, mais cette fois aux dépens de Brandao. A se demander si, ce mardi soir, les deux équipes finiront à onze contre onze.

Rennes, quatorze ans de disette corse

Du côté du Stade Rennais, le club breton fait actuellement du surplace. Au bilan sur les six derniers matches, cinq nuls conclus sur le même score (1-1, contre Lille, le Gazélec Ajaccio, Troyes, Monaco et Lorient), sans oublier une lourde défaite à domicile contre Nice (1-4). Pas vraiment emballant pour la troupe dirigée par Philippe Montanier. Après le derby breton contre Lorient, le technicien regrettait le manque d'impact de ses joueurs en attaque : "On a joué trop longtemps latéralement. En seconde période, il y a eu davantage de dynamisme, on a été plus tranchants et on a bien fini physiquement. On est quand même costauds mentalement." Il faudra l'être, avec encore plus d'efficacité, pour s'extirper du piège à Furiani. Surtout pour un club à l'ambition affichée. Côté chiffres, les statistiques ne parlent vraiment pas en faveur des "Rouge et Noir" qui ne se sont plus imposés sur cette pelouse depuis le 20 octobre 2001 (2-1 avec, à l'époque, un doublé de Cyril Chapuis). Les Rennais arrivent forcément sur la pointe des pieds en Corse, toujours privés de leurs deux internationaux, Benoît Costil et Paul-Georges Ntep, blessés.

Le programme des 16es de finale :

Mardi 27 : Evian-Laval, Tours-Angers (20h) et Bastia-Rennes (21h)

Mercredi 28 : GFC Ajaccio-Guingamp (18h30), Dijon-Reims (20h), Bourg-Nantes, Caen-Nice, Lorient-Montpellier, Lille-Troyes et Toulouse-Auxerre (21h)

* Les six clubs européens sont directement qualifiés pour les 8es de finale (Bordeaux, Lyon, Marseille, Monaco, Paris SG et Saint-Etienne)

Nicolas Gettliffe