Thomas Tuchel au Parc des Princes
Thomas Tuchel au Parc des Princes | STEPHANE ALLAMAN / DPPI

PSG-Stade Rennais : Thomas Tuchel face à Unai Emery, Laurent Blanc et Carlo Ancelotti

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Samedi, à l'occasion de la finale de Coupe de France face à Rennes, Thomas Tuchel disputera le dernier match à enjeu de sa première saison à la tête du PSG. Il sait qu'à l'issue de cette rencontre, il sera forcément comparé à ses prédécesseurs et à leurs bilans.

Puisque, malheureusement pour lui, le Paris Saint-Germain a pris la mauvaise habitude d’arrêter précocement son aventure européenne, ses entraîneurs successifs sont inévitablement comparés à l’aune de leurs résultats sur le plan national. Et si Thomas Tuchel va être Champion de France comme Carlo Ancelotti, Laurent Blanc ou Unai Emery avant lui, son bilan dépendra beaucoup de sa victoire, ou non, samedi en finale de Coupe de France face à Rennes.

S’il y a bien un point sur lequel Thomas Tuchel a fait “aussi bien” qu’Unai Emery, c’est en Ligue des Champions. Comme le technicien espagnol, l’Allemand n’a pas réussi à faire franchir un cap à son équipe et a vu la route s’arrêter en huitièmes de finale (contre Manchester United avec le scénario que l’on connaît). En leur temps, Carlo Ancelotti et Laurent Blanc avaient fait un peu mieux avec un quart de finale pour l’Italien et trois pour le Français.

Pas de fête pour le titre

Dimanche, le Paris-Saint Germain est devenu Champion de France pour la huitième fois de son histoire. Et pourtant, la fête n’était pas au rendez-vous. “À la Juve, au Bayern, ils gagnent le titre plusieurs fois et c’est normal pour tout le monde. Mais nous on sait que ce n’est pas normal. On sait que c’est dur d’être champion, surtout très tôt. C’est une excellente performance. C’est très précieux”, a pourtant lancé Thomas Tuchel. Mais au PSG, depuis quelques saisons, être Champion de France ne suffit plus.

Les deux coupes nationales, de France et de la Ligue, ne sont pas accessoires mais presque dans la saison du club parisien. Elles deviennent néanmoins des objectifs vitaux une fois les joutes européennes abandonnées. Et cette saison, pour la première fois depuis 2013/2014, soit la première de Laurent Blanc, le PSG n’a pas régné sur l’Hexagone. Certes, il a triomphé du Trophée des Champions en début de saison (4-0 devant Monaco) mais en Coupe de la Ligue, il n’a même pas vu le dernier carré.

Attention à la chute contre Rennes

Il n’est pas ici question de dire que l’élimination face à Guingamp fait plus tache encore que celle contre Manchester United en C1 mais tout de même. Le pedigree du club adverse, sans manquer de respect à l’En-Avant qui ne boxe pas dans la même catégorie que le PSG, et surtout l’habitude prise par Paris de tout rafler depuis quatre ans laissent un goût amer.

Avec deux titres cette saison, le PSG a déjà fait mieux que sa saison 2012/2013, la deuxième et dernière d’Ancelotti qui ne l’avait vu “que” remporter la Ligue 1. Pour se hisser à la hauteur de la saison 2013/2014 (3 titres), la plus “mauvaise” des cinq dernières, l’équipe de Tuchel doit remporter la Coupe de France samedi face au Stade Rennais. Un échec et c’est un bilan qui deviendrait plus médiocre encore.