Steve Mandanda
Steve Mandanda, l'homme du match face à Caen | JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Steve Mandanda, le sauveur de l'OM va-t-il faire ses valises ?

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Dimanche soir, l'Olympique de Marseille s'est qualifié pour les 16es de finale de la Coupe de France (0-0, 3 TAB à 1) face au Stade Malherbe de Caen. Une qualification qui doit pour beaucoup à Steve Mandanda. Le gardien du temps depuis plus de 400 recontres. Un joueur en fin de contrat en juin prochain.

Dimanche soir face à Caen, les Olympiens se sont mis à plusieurs pour rendre compliquée la qualification de l’OM en 16es de finale de la Coupe de France. Lucas Ocampos a brillé par sa maladresse, Karim Rekik a choisi de se faire expulser et Benjamin Mendy a lui eu la malchance de se blesser. Une équipe de choc trahie par un homme : Steve Mandanda. "Il Fenomeno" avait envie de poursuivre l’aventure en Coupe de France.

Mandanda, un gardien de "classe mondiale"

Sur la pelouse de d’Ornano, l’international français (21 sélections) a rappelé pourquoi il était le deuxième gardien de l’équipe de France depuis des années. Il a aussi rappelé pourquoi les Marseillais sont déçus quand il passe à côté de moments importants comme cela a pu être le cas cette saison. Le peuple olympien, exigeant au possible, ne pardonne rien à son portier. En 32es de finale de la Coupe de France, compétition que l’OM a remporté dix fois mais plus depuis 1989, Mandanda a littéralement écœuré ses adversaires et le mot n’est pas fort. "Il y avait en face de nous un gardien de but de classe mondiale", a estimé Patrice Garande, l’entraîneur du Stade Malherbe de Caen, fataliste.

L'homme de la qualification

Aux 7e, 13e, 14e, 27e, oui la liste est longue, 41e, 74e et 75e, le joueur formé au Havre, s’est dressé devant les Yahia, Rodelin, Bessat et autre Delort. Le tout pour apporter de la sérénité à une équipe marseillaise qui n’en dispose pas depuis le début de saison. "Mandanda est un grand capitaine. Il nous a donné la tranquillité, le calme, pour contrôler la situation", s’est confié un Michel admiratif. Contrôler la situation puis qualifier l’équipe. Car, brillant pendant 120 minutes, Mandanda est devenu génial lors de la séance de tirs au but. Féret, Ben Youssef et Bessat se sont avancés, Mandanda s’est étendu. Comme à Saint-Etienne cette saison, le gardien de l’OM a donc été déterminant. Et humble avec ça. "J’ai eu beaucoup de chances et un peu de qualité, répond-il à OM TV dans un sourire. Quand ça nous réussit comme ce soir, c’est toujours bon. Ça fait du bien pour la confiance. C’est bien pour l’équipe". L’équipe, toujours l’équipe.

Un départ vers la Premier League ?

Et pourtant, il est annoncé sur le départ. Une situation paradoxale qui met les dysfonctionnements du club en lumière.  A l’été dernier, André Ayew et André-Pierre Gignac sont partis en fin de contrat, sans compensation. Un joueur que le club a formé et un autre acheté à prix d’or (18 millions d’euros). Des aberrations qui avaient mis Vincent Labrune, le Président, sur le devant de la scène. Les supporteurs l’avaient difficilement avalé. Six mois plus tard, Steve Mandanda (et Nicolas Nkoulou) est dans la même situation. Le 30 juin prochain, il ne sera plus sous contrat avec l’Olympique de Marseille.

Que faire ? Le laisser partir libre pour finir la saison avec lui ? Le vendre tout de suite pour récupérer de l’argent un joueur sur lequel l’OM a misé en 2008 alors qu’il était tout jeune ? Le prolonger est sans doute la meilleure solution mais elle n’est pas celle qui fait le plus parler jusqu’ici. Aston Villa, la lanterne rouge de Premier League, s’est positionné. Vincent Labrune est devant un dilemme : s’il vend Mandanda maintenant, il est l’ennemi public numéro à Marseille. Si celui-ci part libre cet été, tout autant. Si une prolongation n’est pas à exclure, Vincent Labrune pourrait au moins faire un ultime cadeau à son joueur. Avec plus de 400 matches disputés sous le maillot ciel et blanc, Steve Mandanda n’est plus qu’à quelques encablures du record de Roger Scotti (453).La belle histoire pourrait être mise à mal par une gestion douteuse.