Ricky Van Wolfswinkel à l'affut
Le buteur stéphanois Ricky Van Wolfswinkel face au portier de Tours, Kamara | AFP - GUILLAUME SOUVANT

Saint-Etienne qualifié pour les 8e dans la douleur

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Le FC Tours (L2) n'est pas parvenu à faire tomber une nouvelle équipe de Ligue 1, lors des 16e de finale de la Coupe de France. A domicile, les Tourangeaux ont mené (1-0), ont remonté deux buts de retard mais ont fini par s'incliner (5-3 après prolongation) contre Saint-Etienne. Même chose pour Châteauroux (L2), vaincu à Guingamp (2-0) ainsi que pour Grenoble (CFA), le tombeur de Marseille au tour précédent, tombé (1-0) à Boulogne (National).

Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas. Au lendemain de l'élimination de Bastia, les pensionnaires de L1 ont mieux résisté. Le 4e de L1 contre le 18e de L2. Normalement, la différence entre Saint-Etienne et Tours est criante. Meilleure défense de l'élite, les Stéphanois avaient les arguments pour se ménager un voyage serein. Sauf qu'un parfum de coupe est tombé sur le stade de la Vallée du Cher. Le vent de folie s'est emparé des acteurs dans le dernier quart-d'heure du match.

D'abord menés (1-0) sur un but contre son camp de Sall (10e), ils ont ensuite compter deux buts d'avance à l'approche du dernier quart-d'heure. Une reprise de Mollo était déviée sur son poteau par le gardien tourangeau Kamara, mais le ballon revenait sur la tête de Monnet-Paquet qui égalisait (64e). Huit minutes après, Ricky van Wolfswinkel doublait la mise en glissant le ballon sous le flanc du portier adverse (72e), avant de réaliser un doublé personnel en force (73e). La messe semblait dite pour des Verts bien décidés à gagner du temps à quatre jours de l'affrontement majeur contre le PSG en championnat.

Un coup de génie et un coup de folie relancent Tours

Mais tout a été remis en cause par un coup de génie, signé, Adnane, avec une reprise d'une pureté incroyable qui se logeait dans la lucarne de Ruffier, sans réaction (75e). L'espoir renaissait dans le club qui a atteint deux fois les demi-finales de cette compétition, en 1982 et 1983. Et le FCT obtenait un penalty, pour une faute de Brison. L'ancien Lyonnais Bergougnoux se chargeait de le transformer, d'une Panenka que le gardien international ne parvenait pas à repousser apr-s s'être couché (80e). Un coup de folie après un coup de génie, tout souriait aux joueurs d'Alexandre Dujeux.

Les deux formations étaient donc contraintes à disputer la prolongation. A la 101e minute, Tours était réduit à dix après l'expulsion de Kouakou, sur un pied trop haut sur Brison qu'il n'avait pas vu arriver. M. Rainville, célèbre depuis son expulsion de Cavani, avait vu rouge. Et sur le coup franc, Erding redonnait l'avantage aux Foréziens sur un ballon insuffisamment repoussé par Kamara (104e). Saint-Etienne était encore devant, face à 10 Tourangeaux qui n'avaient plus de changement possible. Le danger se faisait plus pressant sur le but de l'équipe locale. Erding trouvait le poteau à bout portant, sur un beau numéro (111e). Et juste après, Ruffier s'y reprenait à deux fois pour arrêter une frappe surpuissante de Tandia (112e). Puis, Kamara gagnait magnifiquement son face-à-face avec Erding (117e). Et c'est le buteur de l'égalisation qui donnait enfin la qualification aux Verts. Kevin Monnet-Paquet était encore bien placé pour pousser le ballon au fond des filets, sur une remise de la tête de Baysse (119e). Kamara sauvait encore son équipe d'une splendide parade sur une frappe enroulée de Mollo (120e), mais cela n'évitait pas l'élimination.

Beauvue libère Guingamp

Si le tenant du titre, Guingamp, a battu sans trop souffrir une courageuse équipe de Châteauroux (2-0), il le doit en partie à son attaquant Claudio Beauvue. Pour la première fois de la saison, ce dernier débutait sur le banc. Et les 45 premières minutes ont été plutôt sans saveur ni occasion. A la pause, il entrait, et le jeu offensif des Bretons changeait. Après quelques approches pour se régler - un tir au-dessus de Alioui (49e)  et une tête de Beauvue sur l'arête de la transversale (58e) - Guingamp a pris  les devant sur un corner de Thibaut Giresse, bien repris de la tête par Beauvue  aux six mètres.

La joie des Guingampais Beauvue, Diallo et Kerbrat
La joie des Guingampais Beauvue, Diallo et Kerbrat

Le gardien castelroussin Landry Bonnefoi ne pouvait que laisser filer le  ballon dans ses buts (1-0, 61e). Si la supériorité bretonne a été constante, la Berrichonne de Châteauroux  peut toutefois regretter de ne pas avoir été plus précise sur ses quelques  opportunités, notamment une frappe d'Erwan Quintin, bien servi par Sébastien  Roudet (49e), sur laquelle le gardien Jonas Lössl était vigilant, ou sur deux  tentatives du remuant Hassane Kamara (65e, 70e). Ils auraient aussi pu bénéficier dans le dernier quart d'heure d'un pénalty  sur un tir écrasé de Kamara repris par Roudet au point de pénalty, mais  l'arbitre Fredy Fautrel a estimé que la main de Christophe Kerbrat ne méritait  pas sanction. M. Fautrel sifflait en revanche un pénalty pour l'En-Avant à la toute  dernière minute, transformé par Giresse (2-0, 90+3).

Héros du tour précédant pour avoir éliminé l'OM, Grenoble n'a pas pu poursuivre son chemin. Lourdement handicapés par les absences sur blessure ou suspension de cinq  joueurs, dont trois défenseurs, les Grenoblois n'ont pas pu confirmer leur  exploit, s'inclinant à Boulogne-sur-Mer (1-0).

Thierry Tazé-Bernard @thierrytaze