Grosicki Doucouré Rennes
Les deux joueurs du Stade Rennais Kamil Grosicki et Abdoulaye Doucouré | AFP - JEAN-SEBASTIEN EVRARD

Rennes, les hommes du redressement

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Le Stade Rennais, qui tentera samedi contre Guingamp en finale de la Coupe de France de remporter son premier titre majeur depuis 43 ans, va mieux depuis un mois et demi après un début d'année 2014 catastrophique. Il le doit notamment à un mercato hivernal réussi, lors duquel il a recruté Grosicki et Toivonen (en plus de Ntep), et à un changement de système (passage du 4-2-3-1 au 4-3-3) depuis sa victoire à Marseille (1-0 le 22 mars), qui a permis d'optimiser les performances des milieux Doucouré et Konradsen. Zoom sur ces quatre hommes-clé du redressement rennais.

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Abdoulaye Doucouré, la révélation

Buteur dès son premier match chez les professionnels, à Brest en avril  2013, le cousin de Ladji Doucouré, champion du monde 2005 du 110 m haies, a vu  sa progression stoppée par une grave blessure à un genou trois semaines plus  tard. Faute de l'avoir vu à l'oeuvre, Philippe Montanier ne comptait "pas  vraiment dessus" en début de saison. Mais, revenu à la compétition juste avant  la trêve, il est devenu depuis un mois, "par son volume de jeu, sa capacité à  récupérer les ballons et à se projeter vers l'avant", un pilier du milieu  rennais, dont il occupe le poste droit. Joueur "box to box" de 21 ans,  international Espoirs et auteur de cinq buts et deux passes décisives depuis  janvier, il a prolongé mardi son contrat jusqu'en 2017 avec son club formateur.

Anders Konradsen reculé pour mieux jouer

Également catalogué "box to box" à son arrivée en janvier 2013 de  Stromsgodset (Norvège), il a percé il y a un mois en reculant d'un cran, comme  sentinelle du milieu. Débarrassé des pépins physiques, qui ont pollué sa  première partie de saison, il se sent également mieux intégré. Parce qu'il  parle désormais mieux le français, mais aussi grâce à l'arrivée en janvier  d'Ola Toivonen. "C'est plus facile avec Toivonen, cela me fait du bien de  parler norvégien et suédois. Quelques mots diffèrent mais on se comprend  facilement", expliquait récemment l'international norvégien de 23 ans. "Il a  introduit Ola, et Ola lui donne l'importance qu'il est en train de prendre dans  l'équipe", appuyait Montanier.

Ola Toivonen, leur "Ibra"

La bonne pioche du mercato hivernal. Avec 7 buts en 14 matches depuis son  arrivée du PSV Eindhoven, il a complètement éclipsé Nelson Oliveira. "C'est un  finisseur avec qui on peut jouer en appui, qui participe beaucoup au jeu, agile  techniquement malgré sa grande taille" (1,91 m), souligne Montanier au sujet de  l'international suédois (35 sélections, 6 buts) de 27 ans, qui découvre  pourtant quasiment le poste d'attaquant de pointe. Comparé pour "sa hargne, son  côté compétiteur, sa manière de toujours vouloir le ballon" et même "sa façon  de parler", à Zlatan Ibrahimovic par Sylvain Armand, il s'est tout de suite  imposé comme un leader, qui "gueule et c'est tant mieux", d'après Jean II  Makoun. 

Kamil Grosicki, monsieur Coupe

A son arrivée en janvier de Sivasspor (Turquie), l'international polonais  pouvait "seulement promettre de se donner à fond à chaque entraînement et à  chaque match". Il a tenu parole sur son couloir droit qu'il arpente  inlassablement offensivement et défensivement depuis qu'il s'est véritablement  imposé début mars. "Je suis rapide, capable d'éliminer en un contre un. Mais  cela ne sert à rien de parler des mes qualités, vous les verrez sur le  terrain", avait-il avancé lors de sa présentation. Il a marqué ses deux seuls  buts en Coupe de France, en quarts de finale (contre Lille) et en demi-finale  (face à Angers). 

AFP