Mustapha Yatabare
Mustapha Yatabare tente d'échapper à la défense rennaise | AFP

Rennes-Guingamp, une Coupe pour oublier

Publié le , modifié le

Cinq ans après la finale remportée par Guingamp, Rennes entend bien prendre sa revanche ce soir. Dans un Stade de France à guichets fermés et surtout rempli de drapeaux bretons, le 15e et le 16e de L1 tenteront d'oublier leur difficile saison en soulevant le trophée national.

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Tout les oppose

Ce sont deux profils et deux histoires totalement différentes que celle du Stade Rennais et de l'En Avant Guingamp. Tout semble opposer les deux finalistes de cette Coupe de France. D'un côté, Rennes est une équipe disposant de moyens deux fois supérieurs à son adversaire (44 contre 22 millions d'euros). La capitale de la Bretagne compte 210 000 habitants, alors qu'en face, Guingamp ne joue pas dans la même cour avec seulement 7 276 âmes.

Mais grâce à la ferveur populaire (14832 spectateurs de moyenne au Roudourou) et une gestion financière très pointilleuse, l'EAG parvient à se maintenir dans le football professionnel depuis plus de trente ans. Alors que Rennes joue dans l'élite depuis 20 ans, il n'en demeure pas moins que ce club court toujours après un trophée national depuis 1971 (et une deuxième Coupe de France après celle obtenue en 1965).  

Drapeaux bretons au SDF
Drapeaux bretons au SDF

Rennes toujours maudit ?

Ce n'est plus le cas de Guingamp, vainqueur de l'édition 2009 (2-1) face à cette même équipe rennaise, alors qu'elle n'évoluait alors qu'en Ligue 2. "Les Paysans" -tels qu'ils se qualifient eux-mêmes- étant de retour, ils aimeraient de nouveau faire déjouer Rennes en finale de cette édition 2014. Finalistes malheureux en 2009, les Rennais l'ont également été en finale de la Coupe de la Ligue contre Saint-Etienne (0-1) l'an passé. Romain Danzé, seul rescapé de ces deux échecs, estime qu'il ne faudra pas commettre la même erreur " de trop penser à ce qu'il y aurait pu avoir après". Ne dit-on pas, jamais deux sans trois ?

Pour Sylvain Armand, qui est le seul joueur rennais à avoir soulevé le fameux trophée (en 2006 et 2010 avec le PSG), "c’est du 50/50". Selon le défenseur de 33 ans, "en Coupe de France, tout le monde est capable de battre tout le monde." Armand sent aussi que les supporteurs du club veulent prendre leur revanche sur 2009, mais garde un certain recul par rapport à ce sentiment. "Pour nous, ce n’est pas forcément le cas. On doit se concentrer uniquement sur le match qui arrive. Si on pouvait ramener ce trophée à Rennes, ça serait quelque chose de formidable", a-t-il convenu.

Danzé et Costil sollicités
Danzé et Costil sollicités

Le maintien dans les​ esprits 

Si tout les oppose, les deux finalistes ont un point commun dont ils se seraient bien passés, celui de leur mauvais classement en championnat. Respectivement 15 et 16e, Rennais et Guingampais jouent toujours le maintien, et veulent donc souffler un grand coup avec cette finale. "Depuis le début de saison on dit qu'on joue à fond cette compétition car elle dynamise notre Championnat, nous donne une énergie positive, résume Philippe Montanier. Donc on veut forcément aller jusqu'au bout, et cela peut nous aider pour le Championnat", a ajouté l'entraîneur rennais.

Sur le plan tactique, Rennes se méfiera énormément des coups de pied arrêtés, sur lesquels l'EAG est souvent en réussite. Cette saison en L1, les Costarmoriciens peuvent d'ailleurs se targuer d'avoir gagné à deux reprises sur le même score (2-0) face aux hommes de Montanier. La méfiance sera donc décuplée pour des Rennais qui ont hâte de mettre fin à 43 ans de disette. Guingamp peut de son côté réaliser la jolie performance de compter autant de Coupes de France que son adversaire en cas de succès, mais au final, c'est bien un club breton qui triomphera.

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Romain Bonte