Rennes en finale de la Coupe de France

Rennes en finale de la Coupe de France

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Maudit depuis plus de quarante ans en finale d'une Coupe, le Stade Rennais s'est offert une nouvelle possibilité de briser cette malédiction. Les Bretons se sont qualifiés pour la finale de la Coupe de France en battant Angers 3-2. Adversaire valeureux, le SCO n'a pas démérité et peut désormais se concentrer à 100 % sur la remontée en Ligue 1.

Souvent qualifié de looser, le Stade Rennais n'est plus qu'à un match d'un titre. Une étiquette bien collée à la peau et qui avait reçu un rab de glu depuis les deux défaites bretonnes en finale de Coupe de France en 2009 (victoire de Guingamp 2-1) et en finale de la Coupe de la Ligue 2013 (victoire de St-Etienne 1-0). Fidèle aux rendez-vous manqués, le public du stade de la Route de Lorient continue pourtant d'y croire et avait annoncé haut et fort sur une banderole : "Redonnez espoir au peuple rouge et noir". L'espoir existe toujours à Rennes, pas forcément la confiance. Après trois minutes, Angers trouvait la mire sur une frappe puissante de Yattara (0-1, 3e). "Fichu malédiction", lisait-on sur les visages rennais. Heureusement qu'au pays de la galette-saucisse, les coups de patte ne sont pas réservés qu'aux crêpières. Le premier, signé Alessandrini, était trop croisé (11e). Le deuxième allait au fond. Très en jambe depuis le début du match, Angers aidait malencontreusement son voisin. Hénin ratait son dégagement et expédiait le ballon sur son gardien Benoît Malicki. A la réception du rebond, le Rennais Toivonen qui égalisait du plat du pied (1-1, 15e). C'était très dur pour le Sco d'autant que les Angevins perdaient deux joueurs en même temps à la 25e minute. Blessés dans des chocs avec des Rennais, Ayari et Ben Othman étaient respectivement remplacés par Socrier et Gamboa.

Angers y a cru jusqu'au bout

L'entraîneur angevin Stéphane Moulin voyait sa marge de manœuvre se réduire, surtout en cas de prolongation. Mais Rennes ne laissait que peu d'espoir aux pensionnaires de Ligue 2 en exploitant toutes ses erreurs défensives. Suite à une série de mauvais renvois, Doucouré servait Grosicki dans le dos de la défense angevine. Le Polonais dribblait le gardien et renversait complètement la vapeur (2-1, 36e). Le Sco était retourné …comme une crêpe. Sauf qu'Angers n'avait pas envie de se faire croquer sans réagir. Sur un corner, Thomas croyait marquer de la tête mais un arrêt réflexe de Costil sauvait Rennes (42e) tandis que Yattara frappait juste à côté (45e+1). A la reprise, Angers repartait sur les mêmes bases avec un coup franc sur l'angle de la barre de Gamboa (47e). De l'envie et de la générosité mais aussi des erreurs payées cash. Sur une relance, Doucouré interceptait aux 35 mètres avant de servir Makoun dans l'axe. Le milieu breton surprenait Malicki, plutôt maladroit dans son intervention (3-1, 48e). Le Stade de France était bien en vu désormais avec la perspective de retrouver Guingamp, opposé à Monaco (A partir de 20h45 sur France 2 et francetvsport.fr). Malgré les poussées blanches et noires, Rennes gérait son match. Toivonen ratait même le ko définitif après un nouveau numéro de Grosicki (62e). En fin de match, Angers s'offrait un dernier baroud d'honneur et trois minutes d'espoir quand Yattara transformait un penalty consécutif à une main de Kana-Biyik (3-2, 89e). Rennes ne tremblait pas et se laissait envahir par l'allégresse. Tradition oblige, la pelouse devenait rouge et noire avec l'envahissement des supporters. Attention Rennes, il reste une finale à jouer. Et à gagner !

Xavier Richard @littletwitman