La joie des joueurs de Quevilly
La joie des joueurs de Quevilly | CHARLY TRIBALLEAU CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Quevilly crée encore l'exploit en sortant Bastia

Publié le , modifié le

Quevilly, finaliste de la Coupe de France en 2012 et demi-finaliste en 2010, a de nouveau créé la sensation. Cette fois les amateurs normands ont éliminé Bastia en seizièmes de finale après un match fantastique d'abnégation (1-1, 3 t.a.b à 1).

Bastia avait beau aligner une formation amputée de ses principaux titulaires, priorité étant donnée au maintien en Ligue 1 par les dirigeants corses, les insulaires partaient pourtant avec les faveurs des pronostics face aux pensionnaires de CFA. Mais ces derniers ne sont pas n'importe qui. L'histoire qui lie Quevilly à la Coupe de France n'est plus à prouver et les finalistes de l'édition 2012 (contre Lyon) ont été fidèles à leur réputation de "tombeurs de gros" en poussant le SCB jusqu'à la séance de tirs au but.

Avant cela, les hommes de Da Costa, portés par un public présent de la première à la dernière minute, avaient fait trembler le Stade Robert Diochon. Après quelques alertes de part et d'autres, la première réelle occasion n'était pas loin de finir au fond puisque le coup de tête du Bastiais Djiku terminait sur le poteau de Delaunay, le portier normand (30e). Quevilly répliquait quelques instants plus tard avec ce coup-franc de Rogie qui contraignait Vincensini à la parade (36e). A la reprise, le très remuant Geran réalisait un petit numéro en effaçant plusieurs adversaires corses mais il butait de nouveau sur Vincensini (48e). Le rythme retombait ensuite quelque peu et il fallait attendre les dernières secondes du temps réglementaire pour voir Quevilly être tout proche de créer un nouvel exploit mais Sarr manquait le cadre d'un rien (89e). 

Cissé est éternel, mais Quevilly aussi

Les Normands allaient pouvoir regretter cette dernière opportunité car, durant les prolongations, ils finissaient par mettre un genou à terre. La vaillance n'avait pas suffi face au flair de Djibril Cissé. Assez discret pendant tout le match, l'ex-international se trouvait à point nommé pour reprendre de la tête un ballon difficilement repoussé par Delauney sur un centre venu de la gauche (106e). Un but de renard qui aurait pu ruiner définitivement les espoirs normands mais ces derniers ont des qualités de courage peu communes. Jetant toutes leurs dernières forces dans la bataille, ils parvenaient à arracher la séance de tirs au but grâce à un exploit de Sarr qui égalisait à la 115e minute (1-1) !

La suite, c'est à dire la séance des tirs au but, était à inscrire dans la légende de Quevilly. Delauney, le jeune portier de 19 ans des Normands, allait réaliser l'exploit de sa carrière en sortant trois tentatives bastiaises (Romaric, Djiki, Peybernes). Et, comme un symbole, c'était l'emblématique Beaugrard, le joueur qui était de toutes les aventures de l'USQ en Coupe de France, qui propulsait son club en huitièmes de finale d'un dernier tir sous la barre ! Entre Quevilly et la Coupe, l'histoire d'amour continue...

Les autres résultats : 

Yzeure  (CFA) - Valenciennes (L2) : 2-0
Andrézieux (CFA2) - Croix (CFA) : 1-2
Jura Sud (CFA) - Auxerre (L2) 0-1
Avranches (National) - Metz (L1) 0-3 a.p

Julien Lamotte