Edinson Cavani (PSG)
Edinson Cavani (PSG) | AFP

Paris n'est pas du style à partager

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Le Paris SG, qui nourrit des ambitions dans quatre compétitions, reçoit mercredi en 16e de finale de la Coupe de France Montpellier (sur F3 et FrancetvSport à 20h55), qui aimerait éviter un scénario "à la nantaise". Le passage de Nantes au Parc des Princes dimanche en L1 et la déroute des Canaris 5 à 0 ont marqué les esprits.

Le PSG, solide leader qui vise un nouveau titre en L1, veut aussi faire mieux que les quarts de finale atteints en Ligue des champions la saison passée. Et la bande à "Ibra" (17 buts, 9 passes décisives en L1 cette saison) désire également ramener au moins une coupe nationale. Le PSG retrouvera les Nantais le 4 février en demi-finale de Coupe de la Ligue. Et avant cela, mercredi, c'est le champion de France 2012, Montpellier,  dont l'étoile pâlit cette saison en championnat (16e), qui vient dans l'enceinte parisienne, en Coupe de France. Et il ne faut pas compter sur les Parisiens pour faire une croix sur une épreuve pour soulager leur calendrier. "Il n'y a pas de choix à faire, on fait en sorte d'être toujours au top et compétitif dans toutes les compétitions, on va faire le maximum. Réussir le grand chelem ? Ce serait exceptionnel", déclarait ainsi récemment le gardien italien Salvatore Sirigu.

Courbis : "Elle veut tester son fiancé"

Pour Montpellier, l'approche n'est pas la même. Après la première victoire sous l'ère Rolland Courbis en L1, la priorité reste le maintien. Même si Courbis, avec sa facon de habituelle, sait trouver les mots pour parler du match au Parc: "Quand Mademoiselle Coupe de France te donne le PSG au Parc, on prend ça comme un honneur. Elle veut tester son fiancé pour savoir si elle va le choisir pour le Stade de France (lieu de la finale, le 3 mai)". J'aurais préféré rencontrer le PSG au Stade de France, mais c'est au Parc  des Princes, poursuit-il. Tant pis, peut-être pour eux aussi. On verra si avec Mademoiselle Coupe de France, on ne va pas saisir notre chance pour poser des problèmes à cette équipe qui est impossible à battre. Mais des fois, aux tirs  au but... On peut les éliminer sans les battre". Derrière ces belles paroles, les Héraultais peuvent tenter de se rassurer avec quelques statistiques. Depuis l'intronisation de Courbis, Montpellier n'a pas perdu à l'extérieur où il a disputé quatre de ses six derniers matches, à Toulouse (1-1), à Bastia (0-0), à Rodez en Coupe de France (0-2) et enfin à Sochaux (0-2). Et Montpellier a plutôt bien réussi ces dernières années au Parc des Princes. Depuis son retour en Ligue 1, en 2009, il n'a concédé qu'une défaite, la saison passée (1-0).

Sans Lavezzi ni Rabiot

Mais les images de la déroute nantaise planent toujours. "Nantes nous a montré ce qu'il ne fallait surtout pas faire. Ne pas jouer, reculer et donner le ballon à Paris", indiquait d'ailleurs Courbis dans des propos publiés par le Midi Libre.  Même si avec "coach Courbis", le naturel revient vite au galop: "Au risque de paraître prétentieux, je dirais que c'est un match de préparation au rendez-vous de Nice", prochain adversaire des Héraultais en Ligue 1. "On a pu voir ce qu'il fallait faire et surtout ne pas faire contre Paris à l'image de ce qu'a fait Nantes dans certains domaines", commentait plus sobrement l'attaquant Anthony Mounier sur le site officiel montpelliérain. Côté effectif, Courbis devrait faire tourner en intégrant certains joueurs  comme Montano, Camara, Tiéné, assuré de débuter le match à la place de Mounier, suspendu, ou le gardien Pionnier. Pour Paris, Lavezzi étant touché, tout comme Rabiot, Laurent Blanc pourrait sa chance à des joueurs comme Lucas et/ou Ménez et/ou Pastore.

Jean Charbon