Zlatan Ibrahimovic
Zlatan Ibrahimovic, le héros du soir | AFP - FRANCK FIFE

OM-PSG : Zlatan Ibrahimovic, la "légende" sort par la grande porte

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Pour son 180e et dernier match avec le PSG, Zlatan Ibrahimovic a été décisif (deux buts, une passe décisive) et s’est offert un ultime titre avec le club parisien. La "légende" autoproclamée part en héros, elle a réussi sa sortie.

L’homme a de l’orgueil à revendre. Sa semaine " light" pratiquement sans entraînement avant cette finale n’a pas entamé la détermination de Zlatan Ibrahimovic. Le Suédois s’est géré pour mieux réussir sa sortie. Face à l’OM et Steve Mandanda, ce rival, qu’il a pris tant de plaisir à martyriser au cours de quatre années, c’était écrit qu’Ibrahimovic marquerait cette finale de son empreinte. Une empreinte de géant dans l’histoire du PSG. Il n’a pas mis longtemps à montrer qu’il était prêt.

Dès la première minute, un sprint tout en puissance déposait Rekik et N’Koulou, victimes désignées du soir. Il offrait une balle de but à Blaise Matuidi. Raté mais le Français allait ouvrir le score sur l’action suivante. Pas impliqué sur ce but, il s’est bien rattrapé ensuite. Alors bien sûr, Zlatan reste Zlatan. Il n’a pas pu s’empêcher de s’approprier cette finale. En forçant les coups, en jouant sa carte personnelle, celle du roi, en oubliant ses partenaires. Edinson Cavani (5e minute) a attendu en vain un ballon qui n’est jamais venu, le Suédois préférant jouer le un contre deux. Par trois fois, il s’est repris pour tirer son coup-franc (34e).

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Ibra-Cavani, le symbole

Pas en veine de loin, il s’est donc rapproché. Du cœur du jeu d’abord en revenant organiser au milieu de terrain, en donnant de la voix et du geste pour tenter de remettre de l’ordre dans la maison parisienne. Puis en se rapprochant de la zone de vérité ensuite. Sa première occasion (34e minute), seul au deuxième poteau, a réveillé le kop marseillais. Des insultes sont descendues des tribunes, reprises de volée par les sifflets du kop parisien pour défendre leur star pris en défaut.

Mais c’est bien connu, Zlatan n’a besoin de personne pour plaider sa cause. Il se débrouille très bien tout seul. Il n’a pas tremblé face à Steve Mandanda pour transformer son penalty (46e), son quatrième face à l’OM cette saison. Ce but a lancé sa seconde période de la meilleure des façons. Elle allait lui appartenir. Sa passe décisive pour Cavani sur le troisième but est un modèle. Un beau symbole pour ces deux joueurs qui ont été opposés durant trois saisons. Une passe comme un passage de flambeau pour l’Uruguayen qui occupera peut-être le poste d’attaquant axial après le départ du Suédois ? Peut-être. Mais ce débat n’intéressait pas le Suédois ce samedi soir, trop occupé à terminer son récital.

11 buts contre l’OM

Cavani parti célébrer comme un avion avec les supporters ce troisième but, Ibrahimovic a eu droit aux félicitations de ses coéquipiers. La fête allait être complète avec son doublé (82e). Son 11e but contre l’OM en quatre saisons. Steve Mandanda restera comme la deuxième "victime" préférée d’Ibra derrière Stéphane Ruffier (14 réalisations). On pardonnera aux Suédois ses gourmandises : sa filouterie pour obtenir un second penalty (77e) ou son crochet superflu alors qu’il s’était ouvert le but (79e). Laurent Blanc allait lui offrir un dernier moment de gloire en le sortant à la 90e minute. Une sortie en marchant évidemment et sous les vivas des supporters parisiens. Mais aussi sous les huées du kop marseillais. Une sortie à son image du joueur qu’il est : spectaculaire mais tellement clivant.

VIDEO : L'interview de Zlatan Ibrahimovic 

Benoit Jourdain @BenJourd1