Zlatan Ibrahimovic
Zlatan Ibrahimovic, auteur d'un doublé, a encore été d'une efficacité redoutable | FRANCK FIFE / AFP

Le PSG ne laisse aucune chance à Lyon et se qualifie pour les quarts de la Coupe de France

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Tout en maîtrise, le Paris Saint-Germain a validé ce mercredi son ticket pour les quarts de finales de la Coupe de France, dominant nettement l'Olympique Lyonnais (3-0) grâce à trois buts inscrit dans la dernière demi-heure de jeu. Zlatan Ibrahimovic a inscrit un doublé, tandis qu'Adrien Rabiot a mis le but du K.O, validé malgré une nette position de hors-jeu. Le club de la captiale reste engagé sur tous les tableaux.

Vidéo: Laurent Blanc évoque l'imminence de sa prolongation après le match

Après une heure de jeu, l’OL avait encore toutes les raisons d’y croire. Le score était toujours nul et vierge, et après une première période pauvre en occasions, les visiteurs du Parc des Princes - où personne n’a encore gagné cette saison - parvenaient à se montrer menaçants sans trop s’exposer. Et puis, sur un centre de Lucas qui venait de déborder Christophe Jallet, l’inévitable Zlatan Ibrahimovic surgissait pour accompagner de la poitrine le ballon dans les filets (1-0, 62e). Les Lyonnais avaient un pied à terre – et face à Paris, personne n’a jamais réussi à se relever d’une telle situation cette année.

Vidéo: l'ouverture du score d'Ibrahimovic

En guise de confirmation, le géant suédois remettait ça cinq minutes plus tard (2-0, 67e). Côté droit cette fois-ci, Serge Aurier délivrait un centre à ras de terre à Ibra qui réalisait le break. Son 27e but en 32 matches, toutes compétitions confondues : un ratio incroyable à 34 ans, et à trois mois et demi de la fin de son contrat à Paris, même si la question de son éventuelle prolongation dépendra sans doute de ses prestations en Ligue des champions.

Vidéo : le but du break pour "Zlatan"

Adrien Rabiot s'occupait d'achever la bête à terre à un quart d'heure de la fin, servi par Maxwell (3-0, 74e). Le milieu de terrain parisien était en nette position de hors-jeu, mais celui-ci n'était pas signalé par l'arbitre assistant. Cela n'aurait en rien changé le résultat final, Lyon n'ayant jamais semblé en mesure de faire la différence contre cet impitoyable PSG, qui enchaîne là un 44e match consécutif sans défaite face à un club français, et une 16e victoire d'affilée. De bon augure, à une semaine du choc contre Chelsea en Ligue des champions. Pour l'OL, éliminé de toues les coupes, il n'y a  plus que le Championnat pour sauver ce qui peut encore l'être.

Vidéo : Rabiot, hors-jeu, met l'OL K.O

Réa​ctions

Salvatore Sirigu (gardien du Paris SG):  "Notre deuxième période a été bien meilleure, on était plus équilibrés, ça nous  a débloqué mentalement. Ce match de plus à jouer en quart, c'est important pour  moi, oui. Ce n'est jamais facile de jouer à Saint-Etienne, mais on ira pour  gagner, comme toujours."

Laurent Blanc (entraîneur du Paris SG): "Le calendrier ne peut pas se resserrer plus que ça. Si vous me parlez du  calendrier, je suis bien chaud, il vaut mieux éviter. La victoire adoucit les  choses. On joue ce soir après un match difficile à Marseille et le match de  dans deux jours (face à Lille en L1 samedi) vient casser la préparation pour la  Ligue des champions. Ce match aurait nécessité quelques jours de préparation en  plus. Pour le match retour en Ligue des champions, on connaît la solution, mais j'ai une équipe, des joueurs qui veulent tout gagner et je suis un entraîneur  qui veut tout gagner. Il n'y a pas de solutions, donc, on fait avec. On a eu du  mal à entrer dans le match, Lyon nous a fait courir, défendre. Au fur et à  mesure, c'était mieux. En seconde période, on a été beaucoup mieux. Les joueurs  ont besoin de ces matches difficiles pour être bien la semaine prochaine. Le  travail physique de janvier commence à porter ses fruits. Il n'y a pas non plus eu de blessés. C'est une très bonne chose."
   
Bruno Genesio (entraîneur de Lyon): "Même si on a réussi à tenir tête  pendant une heure, on ne s'est pas procurés beaucoup d'occasions et on n'a pas  réussi à les mettre en difficulté. Au fur et à mesure que le match avançait,  Paris prenait l'emprise sur le match. Paris a haussé le rythme, on n'a pas su  leur poser suffisamment de problèmes, on a manqué de jus. Ils ont eu la  possession et nous ont obligés à reculer, puis quelques faits de jeu ont fait  la différence. (A propos des deux derniers buts inscrits après des hors-jeux)  Paris mérite sa qualification mais ils n'ont pas besoin de ces faits de jeu  pour passer."