Guingamp
Les joueurs guingampais seront-ils encore à la fête face à Fréjus-Saint-Raphaël ? | CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Guingamp, le spécialiste des contes défaits

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Vainqueur de 26 de ses 27 matchs face à des équipes hiérarchiquement inférieures depuis 2005, l'En Avant Guingamp s'est fait une spécialité de briser les rêves des clubs moins huppés en Coupe de France. Opposés en quart de finale au "petit poucet" de la compétition, Fréjus Saint-Raphaël, les Bretons chercheront à appliquer la recette qui leur a toujours réussi jusqu'ici en prenant soin de ne sourtout pas sous-estimer leur adversaire. Pour mieux lui couper les ailes.

L'EAG ne croit pas aux contes de fée. Le pensionnaire de Ligue 1, qui vise le dernier carré pour la troisième fois en quatre saisons, doit éviter à Cannes le piège tendu par une équipe de D4 Fréjus-Saint-Raphaël, qui a eu le scalp d'Auxerre (D2) au tour précédent. Auxerre, justement, peut s'enorgueillir d'être le seul club moins bien classé que les Bretons à les avoir sortis de la Coupe de France depuis 2005. Cet accroc, le seul en 27 matchs, remonte à la saison 2014-2015 au stade des demi-finales. Les Bourguignons avaient réussi à surprendre Guingamp (0-1), laissant un goût amer à une équipe qui avait pris la bonne habitude de ne jamais perdre contre a priori plus faible que soi. 

Face à Fréjus-Saint-Raphaël, pas question de renouveler la même erreur. Il s'agira, encore une fois, de faire preuve de ce remarquable état d'esprit qui anime l'équipe face aux adversaires moins forts. "À nous de faire comme toujours face aux équipes hiérarchiquement inférieures : être très sérieux", déclare Jimmy Briand au Télégramme. Car le capitaine l'affirme dans la foulée : "Si on est sérieux, on passera". L'approche est la même chez son coéquipier Yannis Salibur : "En Coupe de France, ce sont des matchs différents. Il faudra encore y aller en bonhommes". C'est cette volonté farouche de faire front, sans tenir compte du pedigree de l'adversaire, qui a permis à l'EAG de nouer avec la Coupe cette belle idylle.

Une idylle qui a même accouché d'un titre, inoubliable, en 2014. Cette saison encore, peu importe la manière, l'important est de passer sans casser. Guingamp n'a franchi les tours précédents en se s'imposant qu'avec un but d'écart à chaque fois : Le Havre (L2) en 32e (2-1), Les Herbiers (N) en 16e (1-2. (a.p.) et l'US Quevilly-Rouen (N) en 8e (1-2). Et la route d'un nouveau sacre n'est plus si loin même si les adversaires de renom pullulent encore (PSG, Monaco, Lille, Angers, Bordeaux) à ce stade des quarts de finale. Ensuite, si Guingamp parvient à se hisser dans le dernier carré, il héritera peut-être du rôle du petit poucet. Pas forcément celui qu'il préfère. 

Julien Lamotte