Francis Gillot
Francis Gillot, coach des Girondins | PATRICIA DE MELO MOREIRA / AFP

Gillot: "Sur le papier, on est favori"

Publié le , modifié le

"Sur le papier, on est favori" estime Francis Gillot, entraîneur de Bordeaux au parcours compliqué en Coupe de France qui affronte Evian TG, vendredi (21h) en finale, un événement "rare et spécial" synonyme de première pour lui en 21 ans de carrière.

- Cette finale, c'est un bon moment à vivre?
Francis Gillot : "C'est tellement rare de faire une finale qu'évidemment c'est un bon moment. J'espère qu'il sera encore meilleur sur le coup des 23h00, avec une  victoire. Une finale gagnée, c'est autre chose qu'une perdue. On était content de la qualification, d'aller au Stade de France, il faut absolument la gagner, le plaisir ne sera complet que s'il y a victoire au bout".

- Vous allez retrouver une équipe d'Evian plus déterminée que dimanche en  L1...
FG : "Évidemment, et nous aussi. Une finale, c'est un peu spécial, on va voir une autre équipe vendredi que celle que l'on a vue dimanche. On le sait, les joueurs sont prévenus, ils ne sont pas fous, ils connaissent la valeur d'Evian sur les derniers matches. Chez nous, ils n'ont pas été à leur niveau. A nous  d'élever aussi notre niveau de jeu. Je pense qu'on peut aussi faire mieux que  dimanche".

- C'est votre première finale en tant qu'entraîneur, y a-t-il une petite appréhension?
FG : "Pas du tout. Il y a des choses plus importantes que ça, même si on a envie de la gagner. C'est ce que j'ai dit aux joueurs. J'ai été joueur pendant  13 ans, cela fait 8 ans que je suis entraîneur, je n'ai jamais été au Stade de France pour une finale. C'est la qu'on voit la rareté de l'événement, il faut profiter quand ça arrive, et bien se préparer".

- Le parcours de Bordeaux a été compliqué pour arriver en finale, y  voyez-vous un signe?
FG : "Pour en arriver là, il faut battre des équipes motivées, même de niveau  inférieur, il faut s'accrocher. Quand on était dans la difficulté, au bout de  deux trois matches, je me suis dit qu'on a tellement de mal dans cette Coupe  qu'on ne peut aller qu'en finale, et c'est souvent ce qui arrive. Il faut un  peu de chance, de réussite. On est allé en prolongation contre Raon (CFA), mais  la plupart du temps on a gagné les matches avant la prolongation. Cela a été  dur pour tout le monde, il y en a qui ont été éliminés, nous on est passé et on  est arrivé en finale".

- Un titre en Coupe de France validerait le travail de votre staff depuis  deux ans?
FG : "Un titre valide toujours beaucoup de choses. On sait qu'on a eu des difficultés en championnat pour X raisons. Ce n'est pas une finale gagnée qui peut sauver une saison car c'est complètement différent. Mais à peu de choses près, on peut tellement aller dans le négatif ou le positif si on gagne ou on perd qu'il ne faut pas être trop extrémiste, voir les choses en noir si on perdait, voir les choses en rose si on gagnait. Il y a encore beaucoup de travail à faire".

- Comment percevez-vous le discours d'Evian qui revendique son statut de petit et le met en avant? C'est un piège?
FG : "Évidemment que c'est un piège. Après, qui c'est le favori? On ne sait  pas, cela ne nous intéresse pas. Chacun fait sa petite mayonnaise de son côté. Pour moi, sur le papier on est favori, il ne faut pas se le cacher, on a un budget qui est supérieur à Evian. Après, sur un match, tout peut arriver. Si on gagnait vendredi, ça serait logique. Si Evian gagne, c'est que Bordeaux n'a pas fait le travail, ce sera considéré comme ça".

Propos recueillis en conférence de presse

AFP