Bordeaux
Girondins de Bordeaux. | THOMAS SAMSON / AFP

Diabaté délivre Bordeaux

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Au terme d'un match qui s'est totalement débridé en seconde période, Bordeaux a arraché la coupe de France (3-2) dans les dernières minutes de la rencontre face à Evian vendredi. Auteur d'un doublé, Cheick Diabaté a été l'homme du match.

Que ce fut dur! Favori de cette finale de Coupe de France, Bordeaux s'est compliqué la vie en ne parvenant pas à concrétiser s'est occasions face à Evian. Mais les Girondins l'ont emporté au finish (3-2) et s'adjugent une quatrième victoire dans cette compétition, la première depuis 1987. Cheick Diabaté a été dans tous les coups, en ratant notamment un pénalty puis en offrant le but du triomphe à son équipe. 

Un peu paralysé par l’enjeu, Evian peine à enchaîner les mouvements et se retrouve rapidement mis sous pression par une équipe de Bordeaux bien décidée à prendre les choses en main. Dès les premières minutes, les Girondins se créent quelques situations chaudes, à l’image de cette tête de Diabaté détournée par Laquait (4e) ou ce face à face du même Diabaté avorté in-extremis par Dja Djédjé sur l’action suivante.

Laquait sauve les meubles

Petit à petit, les hommes de Francis Gillot vont confisquer le ballon à leurs adversaires et imposer une domination de plus en plus intense. Malgré une pelouse en mauvais état, Bordeaux s’applique à bien construire et ne se précipite pas. Jusqu’à la 39e minute et cette ouverture de Mariano à destination de l’omniprésent Diabaté, lancé à la limite du hors-jeu et parfaitement lucide au moment d’éliminer le gardien et ouvrir le score d’un plat du pied que Cambon ne peut qu’effleurer.

Assommé, Evian frôle même la correctionnelle sur une reprise de volée somptueuse de Saivet juste avant la mi-temps. Mais Laquait, vigilant, effectue une parade décisive et entretien le suspense avant un deuxième acte qui allait démarrer sur les chapeaux de roue. Une minute à peine après la reprise, Diabaté est retenu par le bras de Ninkovic et M.Fautrel désigne le point de pénalty. L’attaquant tente de se faire justice lui-même mais Laquait part du bon côté et sauve à nouveau les meubles.

Diabaté crucifie Evian

Le match allait alors basculer dans la folie. Deux minutes plus tard, sur sa première attaque placée, Evian égalise grâce à un centre de Bérigaud pour Sagbo, qui ne se fait pas prier pour fusiller Carrasso du droit à bout portant. Mais l’euphorie est de courte durée. Dans la foulée, Sertic se charge d’envelopper un coup franc côté gauche sur lequel le jeune Saivet arme une reprise de volée du droit qui prend Laquait à contre-pied. Bordeaux reprend l’avantage.

Mais Evian n’est pas arrivé en finale par hasard et va le prouver en faisant étalage des mêmes ressources qui leur avaient permis de renverser la vapeur face au PSG en quart de finale de cette compétition. Après une feinte de centre, Barbosa déborde Sertic et remet en retrait, au milieu d’une défense girondine bien passive. Dja Djédjé en profite pour surgir au second poteau et égaliser, du bout du pied gauche. 

"Bordeaux mérite sa victoire"

"On a fait le plus dur en revenant deux fois, regrettait Pascal Dupraz à l'issue du match. Bertrand (Laquait)  a arrêté un penalty. Mais ce soir, je n'ai pas envie de gâcher la fête des Bordelais, donc, ils méritent la victoire. On a fait preuve de naïveté, on a  fait des erreurs défensives. Mais l'ETG a fait honneur à la Coupe de France."

Car malheureusement pour les Hauts-Savoyards, la persévérance de Cheick Diabaté allait avoir raison de leurs espoirs. Sur une ultime offensive et un ballon donné subtilement en profondeur par Maurice-Belay, l'attaquant girondin profite d'une légère mésentente entre Laquait et son défenseur pour assurer un plat du pied et délivrer les siens. Evian l'a compris, c'est dans le maintien arraché in-extremis qu'il faudra aller chercher des motifs de satisfaction. Bordeaux, lui, retrouve à nouveau l'Europe. 

Vidéo: les trois buts de Bordeaux

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Vidéo: les deux buts de l'ETG

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Vidéo: les réactions de Gillot et de Diabaté

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Victor Patenôtre