Les Rennais congratulent Mbaye Niang lors du huitième de finale face à Angers.
Les Rennais congratulent Mbaye Niang lors du huitième de finale face à Angers. | JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Coupe de France : Rennes veut revivre le grand frisson

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Vainqueur sortant surprise après avoir battu le PSG en finale, le Stade Rennais affronte Saint-Etienne jeudi, en demi-finale de la Coupe de France. Les Bretons, toujours sur le podium de la Ligue 1, joue un match-clé face à une équipe de Saint-Etienne en grande difficulté. Afin de retrouver le frisson de la finale pour la deuxième fois de suite.

Ils en ont "une envie folle"... Retourner défendre leur titre au Stade de France, après l'effervescence de l'an dernier. Mais pour cela, Rennes devra gagner son ticket dans le Chaudron de Stéphanois en plein doute, jeudi en demi-finale de Coupe de France (21h00). Ce serait leur 5e finale à Saint-Denis en moins de dix ans, après trois défaites - deux contre Guingamp en Coupe de France (2009 et 2014) et une contre Saint-Etienne en Coupe de la Ligue (2013) - et surtout la victoire arrachée l'an dernier aux tirs au but contre le Paris SG.

"C'est une compétition qui nous tient à cœur, dans laquelle nous voulons aller le plus loin possible", explique l'entraîneur Julien Stéphan, qui réussit dans le même temps à maintenir son équipe sur le podium de Ligue 1 depuis fin décembre. "On veut défendre notre titre, le plus dignement possible et le plus longtemps possible et on mettra tout en oeuvre pour cela. On a une envie folle de retourner au Stade de France et surtout de permettre à tout le peuple rennais d'y retourner", ajoute-t-il.

"C'est la plus belle des coupes", assure le gardien Edouard Mendy. "Tous les clubs sont concentrés dessus, que ce soit les amateurs, les semi-pro et les professionnels. Tout le monde la joue à fond parce que (...) tout est possible. C'est une coupe qui fait rêver et pouvoir espérer jouer une finale, c'est vraiment quelque chose de beau".

"Notre propre histoire qu'il faut écrire"

Arrivé l'été dernier de Reims, l'international sénégalais n'avait jamais encore dépassé les 16e de finale et le sacre rennais l'an dernier a beaucoup influé dans son choix de s'installer en Bretagne. Mais comme lui, nombreux sont les petits nouveaux qui n'ont pas connu le stade de France, alors qu'une bonne moitié des cadres de l'an dernier sont partis. "On ne peut pas comparer, ce sont deux groupes différents, deux histoires différentes, deux expériences différentes", prévient Stéphan.

Mendy confirme : "Le coach a été clair dès le 32e de finale contre Amiens. Ce qui s'est passé l'année dernière, c'était beau pour ceux qui l'ont vécu, pour l'histoire du club, mais aujourd'hui c'est notre propre histoire qu'il faut écrire".

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Entamé à la rentrée de janvier par une séance de tirs au but après un match terne contre Amiens (0-0 a.p., 5-4 aux t.a.b.) en 32es, le parcours 2020 de Rennes en Coupe de France a été plutôt favorisé par le tirage au sort -- 2-0 contre l'Athlético Marseille (N3) en 16e, 3-0 contre Belfort (N2) en quart -- et n'a pris des couleurs que lors de la pluie de buts du 8e de finale à Angers (5-4 a.p.).

Refaire le coup de Lyon

Mais, même s'il a évité les cadors Paris et Lyon, Stéphan se méfie du déplacement chez des Stéphanois encore défaits dimanche à Lyon (1-0) et désormais 16e, à seulement deux points du barragiste. "Le classement du championnat n'aura pas d'incidence jeudi, c'est une autre compétition, tout se joue sur un match en 90 ou 120 minutes. Il faudra être au top, top, top", martèle l'entraîneur rennais.

"Ils jouent leur saison là-dessus, la pression est très forte pour eux mais ils ont l'avantage de jouer chez eux, devant leur public. On sait à quel point ça nous a portés tout au long de la saison. On a fait tourner beaucoup de matches en fin de rencontre à domicile grâce à la mentalité des joueurs et grâce au public". Les Bretons n'oublient d'ailleurs pas qu'en 2012, il s'étaient inclinés 2-1 en demi-finale de Coupe de France devant les amateurs de Quevilly (National). " Mais nous qualifier pour une finale à l'extérieur, on l'a déjà fait", rappelle aussi Stéphan. C'était l'année dernière à Lyon, avec une victoire 3-2 devant 47 000 spectateurs dépités.

AFP