Coupe de France : l'OM spécialiste des éliminations honteuses

Publié le , modifié le

Auteur·e : Adrien Hemard
Dimitri Payet Marseille Andrézieux
Dimitri Payet pris dans la tenaille d'Andrézieux | JEFF PACHOUD / AFP

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Avec dix-neuf finales pour dix titres, l'Olympique de Marseille a noué une relation privilégiée avec la Coupe de France, même si le club phocéen ne l'a plus remportée depuis 1989. Mais depuis quelques années, au-delà de la disette, l'OM s'est fait une spécialité des éliminations honteuses. Florilège en cinq dates.

• Gueugnon, le bug de l'an 2000

Certes, à l'époque, Gueugnon n'est pas une équipe amateure, mais un pensionnaire de Ligue 2. Il n'empêche, le 12 février 2000, quand les Forgerons viennent éliminer l'Olympique de Marseille en seizièmes de finale de Coupe de France, c'est un coup de massue. Et pour cause : on parle de Marseillais finalistes de la dernière Ligue Europa (à l'époque Coupe de l'UEFA, ndlr), mais aussi vice-champions de France en titre. Alors forcément, cela fait tâche de perdre contre une équipe de deuxième division. Mais pire encore que le résultat, il y a la manière puisque l'OM est mené 4 à 0 à la 68e minute ! Finalement, Marseille adoucira la note en revenant à 4-3, mais le mal est fait. Futur finaliste de la Coupe de France et vainqueur de la Coupe de la Ligue la même année, Gueugnon n'en est qu'au début de ses exploits.

• 2008 : Carquefou, c'est fou

Comme Calais en 2000, Carquefou reste pour toute une génération l'équipe d'une épopée. Certes, le club de la banlieue nantaise n'atteindra pas la finale de la Coupe de France en 2008, mais sa victoire contre l'Olympique de Marseille en huitièmes de finale a marqué les esprits. A l'époque, Marseille réussit bien dans la compétition, et reste même sur deux finales perdues contre Paris et Sochaux. Revanchards, les hommes d'Eric Gerets entendent donc aller chercher un trophée qu'ils viennent d'effleurer deux fois. Et ce n'est pas Carquefou, club de cinquième division, qui va les en empêcher. Et bien si. Dès la 7e minute, Papa Ndoye ouvre le score dans une Beaujoire en folie. L'OM ne reviendra pas. L'aventure s'arrêtera au tour suivant pour Carquefou face au PSG, mais treize ans plus tard, le nom de cette petite ville de banlieue nantaise reste synonyme d'exploit.

• 2012 : Quevilly cueille l'OM

Il y a un parfum de fin de règne qui couve sur Marseille en ce printemps 2012. Champion de France deux ans plus tôt, l'OM de Didier Deschamps s'essouffle, miné par un conflit larvé entre le futur sélectionneur des Bleus et le directeur sportif de l'époque, José Anigo. Se présente alors le quart de finale de Coupe de France contre les amateurs de Quevilly, pensionnaires de National 1. Par deux fois, les Normands mènent au score, mais voient Loïc Rémy égaliser. On se dit que l'OM tient bon. Mais non : au bout de la prolongation, Quevilly reprend l'avantage et élimine les Phocéens. Le club de la banlieue rouennaise se hissera jusqu'en finale en battant Rennes, avant de s'incliner contre Lyon. Une semaine plus tard, en quarts de finale de Ligue des champions, des banderoles hostiles à Didier Deschamps fleuriront dans un Vélodrome en grève.

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• Chute au sommet à Grenoble en 2015

Au début de l'année 2015, l'OM de Marcelo Bielsa sort d'une première partie de saison tonitruante, aussi bien dans le jeu qu'au classement. En effet, les Marseillais sont champions d'automne après une première partie de saison étincelante. A l'heure de défier Grenoble (N2), tout porte à croire que les hommes de Marcelo Bielsa vont passer une soirée tranquille au stade des Alpes. Et le scénario semble lui aussi aller dans ce sens, avec un OM qui mène trois fois au score, y compris pendant la prolongation. Mais les Grenoblois ont de la ressource, en témoigne l'égalisation tardive de Bengriba à la 120e minute : 3-3. La loterie des tirs au but sourira aux Grenoblois. Le premier couac d'une deuxième partie de saison ratée pour l'OM, qui glissera à la quatrième place de L1.

• Le cauchemar d'Andrézieux en 2019

Encore une fois, c'est un OM finaliste de la dernière Ligue Europa qui s'avance dans cette Coupe de France 2019. En ce début janvier, c'est un déplacement à Saint-Etienne qui attend les Marseillais pour la reprise de la saison. Sauf que dans le Chaudron, l'OM n'a pas rendez-vous avec les Verts mais avec Andrézieux, club de National 2. En pleine crise sportive, Marseille encaisse rapidement un premier but, avant de courir après le score pendant toute la rencontre, en vain. Le break est fait à la 82e minute, et l'OM est éliminé, tête basse. La crise gronde et la pression s'accentue sur l'équipe de Rudi Garcia, qui quittera le club en fin de saison.

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