Briand taclé par Tlili
Briand taclé par Tlili | Maxppp

Coupe de France: Guingamp brise le rêve de Fréjus-Saint-Raphaël

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Coutumier du fait, Guingamp a éliminé le petit poucet de la Coupe de France (1-0), Fréjus-Saint-Raphaël, dans un quart de finale plus compliqué que prévu. Lauréat de deux éditions (2009 et 2014) pour trois finales disputées, le club breton a en effet souffert face à l'équipe de CFA, avant de s'imposer sur la plus petite des marges. L'EAG atteint le dernier carré de la Coupe de France pour la sixième fois de son histoire.

Accueillir un pensionnaire de l’élite n’étant pas chose courante pour le club du sud-est et la capacité de son enceinte étant limitée à 5 000 places, c’est à Cannes, dans le Stade Pierre de Coubertin (12 000 places), que ce quart de finale s’est déroulé. Face aux Bretons, 8e de Ligue 1, les Sudistes ont rapidement montré qu’ils n’étaient pas là pour faire de la figuration, et ce sont même eux qui se sont procurés la première occasion franche sur une reprise de Tlili passant au-dessus du cadre (3e).

Un rythme soutenu

Assis en tribunes, Bernard Tapie appréciait le spectacle proposé et surtout le rythme imposé par les joueurs évoluant en CFA. Antoine Kombouaré commençait à s’impatienter sur son banc, mais ses protégés finissaient par hausser le rythme en début de deuxième période, Briand se heurtant une première fois à Deneuve (39e), le dernier rempart des Fréjussiens. Le gardien de l’Etoile allait briller encore un peu trois minutes plus tard en effectuant une superbe parade sur une frappe de croisée de Briand, Diallo espérait en profiter mais son tacle ne suffisait pas à dévier la trajectoire du cuir.

Il fallait donc attendre la deuxième période pour assister au premier but de la rencontre. Au retour des vestiaires, les Guingampais se montraient en effet bien plus entreprenants, laissant bien moins d’espaces à leurs adversaires. Et ce n’est qu’après cinq minutes disputées dans cette nouvelle période que Mendy a trouvé la faille d’une frappe puissante dans un angle pourtant très compliqué (0-1, 50e). Malgré un sursaut d’orgueil des amateurs à l’heure de jeu et en fin de match, les protégés de Charly Paquillé n’ont pas eu les jambes pour aller chercher l’égalisation. Pour ne rien arranger, leur capitaine Orinel se blessait et du fait des trois changements déjà effectués, il devait rester sur la pelouse jusqu'au coup de sifflet final, synonyme d'élimination.

Réacti​ons

Antoine Kombouaré (entraîneur de Guingamp): "On s'attendait a un match difficile, on ne pensait pas qu'il le serait autant. Je vais sortir la formule magique, seule la qualification compte, je tiens à féliciter cette équipe de Fréjus qui a fait ce qu'il faut. On s'est qualifié par la petite porte. On a fait une entame de match terrible, les attaquants de Fréjus ont été maladroits. Mais on fait une bien meilleure deuxième mi-temps, d'ailleurs on marque, on aurait pu s'assurer une qualification plus facile en mettant le deuxième but. On n'est pas très content de notre prestation, mais on est en demi-finale, on fait trois demies sur les quatre dernières saisons, c'est ce qui est important, demain on aura oublié que c'est difficile. Maintenant on attend un tirage favorable pour jouer enfin à domicile cette saison, et viser au-dessus de la 10e place en championnat."

Charles Paquillé (entraîneur de Fréjus-SR): "Il y avait tant de niveaux d'écart et ce soir ça s'est joué sur des détails, sur un duel perdu. Je suis quand même fier de mes joueurs, ils ont donné tout ce qu'ils avaient, on a montré un visage séduisant, par moment on a rivalisé avec l'adversaire, c'était difficile vu la qualité des joueurs en face. On a montré qu'on est cohérents, qu'on savait jouer au football, on a porté haut les couleurs de l'Étoile. Peut-être qu'il nous a manqué d'y croire un peu plus, dans le dernier geste, la dernière passe, mais on a dépensé tellement d'énergie à leur courir après, à ne pas leur laisser développer leur jeu. Aujourd'hui la barre était un peu haute pour très bien défendre et aussi très bien attaquer. Il y avait beaucoup de déception dans le vestiaire, mais on peut être fiers."

Romain Bonte