Garande
Patrice Garande regrette la mentalité d'une partie de son groupe. | AFP PHOTO/CHARLY TRIBALLEAU

Coupe de France : A Caen, l’infirmerie fait partie du décor

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A quelques heures de sa première demi-finale de Coupe de France, le stade Malherbe ne sera pas au complet pour défier l’ogre parisien. Un problème devenu récurrent ces dernières années. Mais cette saison, les forfaits sont particulièrement nombreux.

Éliminer Paris de la dernière compétition qui compte à ses yeux, c’’est difficile. Sans certains de ces cadres, ça devient mission impossible. Et pourtant, le Stade Malherbe de Caen recevra le PSG mercredi (21h05) sans son leader technique Youssef Ait Benasser ni son latéral gauche Adama Mbengue, blessé depuis plusieurs mois. La recrue hivernale Enzo Crivelli n’a pas joué depuis plusieurs semaines et différents seconds couteaux sont sur le flanc. Mais cette situation n’inquiète plus Malherbe puisque elle est quotidienne. Cette saison, Patrice Garande n’a pu composer qu’une seule fois avec un groupe au complet, en janvier lors de la 20e journée. Si l’on compte les forfaits avant chaque rencontre depuis le début du championnat, les Normands font partie des équipes de l’élite plus touchées (derrière Nantes et Monaco qui ont un plus gros effectif).

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Un problème mental ?

Si l’on écoute le coach, les pépins physiques découlent de problèmes de mental, voire de mentalité. Après un nouveau revers contre Montpellier, où les joueurs avaient livré une prestation médiocre, Patrice Garande a remis en cause la soi-disant fatigue de son groupe face aux journalistes de Ouest France : "S’ils sont cuits (les joueurs), c’est parce qu’ils subissent tout. Toutes les équipes ont fait autant de matches que nous, donc il faut arrêter avec ça, déplore l'entraîneur. Il faut arrêter de dire que les mecs sont fatigués. C’est une plaisanterie. On sort de quinze jours de trêve. La première semaine, on n’a rien fait, je leur ai donné trois jours et demi de repos pour qu’ils oublient le foot. Et après, que des petits jeux avec ballon la première semaine. Et après, de nouveau deux jours et demi de repos. Vous en connaissez des boulots où les gens ont ça ? Ils ont un entraînement par jour. Fatigués de quoi ? C’est dans la tête." Une chose est sûre, face à Paris, sans un mental de compétiteur, la partie sera très vite réglée.

Suivez le match à partir de 21h05 sur France 3 et sur le site et l'appli France tv sport

*Les données ont été collectées de la 1ère à la 32e journée sans prendre en compte les blessures longues (plus de 4 mois) pour bien cibler la répétition des blessures. 

Benjamin Badache @Ben_Badache