Sagbo - Sane
Yannick Sagbo (à gauche) et Ludovic Sane (à droite) vont se retrouver en finale de Coupe de France | AFP - Nicolas Tucat

Bordeaux et Evian veulent sabrer le Champagne

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Cinq jours après leur affrontement en L1, Bordeaux et Evian-Thonon-Gaillard se retrouvent pour disputer la finale de la Coupe de France 2013. Si les Girondins -vainqueurs dimanche 2-1- partent favoris de cette 96e édition, les Savoyards rêvent d’offrir à leur public leur premier prestigieux trophée.

Champions de L2 en 2010, les joueurs d’Evian TG caressent l’espoir d’écrire une ligne plus prestigieuse encore sur le palmarès du club. L’équipe de Pascal Dupraz qui est parvenue à se maintenir pour la troisième année d’affilée parmi l’élite a réalisé un joli parcours en Coupe, alors que cela ne faisait pas vraiment partie des objectifs. « En septembre, il n'était pas question de Coupe de France, mais l'appétit vient en mangeant », a assuré Dupraz.

Bordeaux a pris l’ascenda​nt

Tombeurs du PSG en quarts, les Savoyards ont théoriquement les capacités de faire vaciller les Bordelais, mais cette saison, ces derniers ne leur ont pas vraiment réussis. « En l'espace de dix mois, on a pas réussi à trouver les ingrédients pour battre les Bordelais », a résumé le tacticien d’Evian. Et le dernier affrontement entre les deux finalistes n’est pas fait pour rassurer ses troupes. Dans une sorte de répétition de cette finale, Bordeaux s’est en effet imposé 2-1 face à Evian, à l’occasion de la dernière journée du championnat.

« Si on fait telle chose dimanche et qu'on perd le vendredi en Coupe, on pourra dire qu'il fallait envisager l'inverse", avait expliqué Francis Gillot avant le premier duel, ce qui laisse penser que son schéma tactique peut encore évoluer.

10 000 supporteurs savoyards

La pression sera sur les épaules des coéquipiers de Benoît Trémoulinas et l’ETG compte bien en profiter. « Il faut qu'on se lâche, puis advienne que pourra, puisque les Bordelais sont plus forts... », a lancé Dupraz qui pourra compter sur près de 10.000 supporteurs dans les tribunes du Stade de France.

De leur côté, les Girondins se savent plus attendus. Champion de France il y a quatre ans, Bordeaux court après une quatrième Coupe de France depuis 1987 (remportée contre l’OM). A l’époque, un certain Aimé jacquet dirigeait l’équipe, et avait même signé le doublé coupe-championnat. Cette époque est bien révolue, mais une quatrième Coupe de France serait la bienvenue dans la vitrine du club bordelais.

Romain Bonte