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L'Angevin Ferebory Dore lors de la victoire sur Bordeaux en 16e de finale | AFP - Damien Meyer

Attention danger pour le PSG

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Le Paris-Saint-Germain affronte le SCO d'Angers en demi-finale de la Coupe de France mercredi soir au stade Jean-Bouin. Les Parisiens, qui viennent de battre Lyon (1-0), partent légèrement favoris mais ils devront se méfier d'une formation angevine qui peut encore espérer évoluer en Ligue 1 la saison prochaine (7e à 5 points du Mans, 3e).

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Sur le papier, ça peut sembler facile. Plus en tous cas que le déplacement de Lille à Nice dans l'autre demi-finale de cette Coupe de France toujours passionnante. Mais c'est un leurre. Le SCO réalise une fin de saison efficace qui pourrait bien lui valoir un strapontin pour l'élite à la fin mai. Après avoir longtemps végété dans le ventre (très) mou de la Ligue 2, les hommes de Jean-Louis Garcia remontent progressivement au classement. Ils peuvent viser haut vu le style de jeu très offensif prôné par leur coach, convoité par quelques clubs de L1 dont Nancy qui cherche à remplacer Pablo Correa, sur le départ.

Toutefois, avant de penser au sprint final, il convient de se focaliser sur ce choc face au PSG, une affiche attendue par toute une ville, toute une région même. Les supporters du Maine-et-Loire sont sevrés de football de haut niveau depuis leur ultime saison en D1 au mitan des années 90 lorsque la triplette Daury-Lagrange-El Haddaoui régalait les fans des Noir et Blanc. Ils attendent surtout une finale de Coupe de France depuis l'échec retentissant de 1957 (3-6 contre Toulouse lors de la finale la plus prolifique de l'histoire). Depuis, ils restent sur trois défaites lors de l'avant dernière marche (1962, 1966 et 1969 contre l'OM lors d'une demie dont les anciens parlent encore). Et ils misent sur leur quintette de tauliers (Malicki dans la cage, Hénin en défense centrale s'il est rétabli, Auriac et De Freitas au milieu, Keseru devant) pour déstabiliser l'armada parisienne, candidate à la Ligue des champions et redoutable équipe de coupe. 

Paris aime la Coupe

Vainqueur à trois reprises de la Coupe de la Ligue et à huit de la Coupe de France (entre 1982 et 2010), le Paris-Saint-Germain apprécie plus que n'importe quel adversaire ces matches à quitte ou double. Pour triompher une 9e fois dans cette épreuve qui lui tient particulièrement à cœur (et revenir à un cran du recordman, Marseille), le club du président Leproux sait qu'il devra livrer un vrai combat sur la pelouse d'une équipe qui a tout de même sorti Valenciennes et Bordeaux lors de son parcours (quand le PSG n'affrontait que des seconds couteaux hormis Lens en 32e).

Pour cette rencontre, Jean-Louis Garcia confie n'avoir qu'une seule incertitude. Elle concerne son défenseur central Jérémy Hénin qui a ressenti une douleur à un mollet lors de la victoire vendredi à Troyes (2-1). Gaëtan Charbonnier, buteur puis sorti avant l'heure de jeu dans l'Aube, sera opérationnel. "Il avait pris un petit choc à la tête, il était un peu sonné, mais tout va bien". Au Paris SG, la sérénité règne également. Luyindula n'a plus joué depuis sa blessure à une cheville contre Benfica en Europa League le 17 mars. Il s'entraîne toujours à part et paraît très incertain pour la demi-finale de Coupe de France. Antoine Kombouaré pourrait instaurer un léger turn-over. Tiéné pourrait en profiter pour avoir du temps de jeu. Coupet, en grande forme, devrait en revanche garder sa place dans les buts. En espérant s'offrir une dernière sortie victorieuse le 14 mai au Stade de France.