Ayari Angers
Le joueur du SCO Angers, Khaled Ayari | MAXPPP - FRANCK DUBRAY

Angers vise la finale face à Rennes

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Près de 60 ans après sa belle épopée en Coupe de France, Angers caresse l'espoir de revivre une finale. Pour y parvenir, le SCO devra se défaire en demi-finale du Stade Rennais, qui évoluera à domicile.

C'était il y a exactement 57 ans. Au Stade Yves-du-Manoir de Colombes, le club formateur de Raymond Kopa allait vivre sa première grande finale nationale face à Toulouse. Devant 45 000 spectateurs dont le président de la (4e) République de l'époque René Coty, les coéquipiers de Jules Sbroglia allaient toutefois subir les assauts du Téfécé de René Pleimelding et s'incliner 6-3.

Si les années 1960 restent les plus belles années du SCO, avec notamment trois demi-finales de Coupe de France, et même une première participation à la Coupe de l'UEFA en 1972, les supporteurs angevins n'ont pas eu trop l'occasion de revivre de grandes sensations. Depuis 2006, le SCO semble avoir retrouvé une certaine stabilité, et sa demi-finale face au PSG de 2011 (défaite 3-1) tout comme son classement en L2 (6e, mais toujours en lice pour la montée) atteste d'un certain renouveau. Trois ans après, Angers se retrouve à nouveau à une marche de la finale, ce qui suscite évidemment un certain engouement.

La pression sur Rennes

Pour Stéphane Moulin, ses joueurs ont "90 minutes pour réaliser quelque chose d'historique". "On va s'y préparer comme jamais parce qu'on est capable de le faire. On n'a rien à perdre, toute la pression va être sur les Rennais", a estimé le coach d'Angers. "Ils n'ont pas le droit à l'erreur car ils jouent une Ligue 2 et ils doivent la battre", a-t-il ajouté. Si Stéphane Moulin insiste sur ce point, c'est qu'il sait que Rennes n'est pas à la fête cette année.

A la peine en championnat, les Rouge et Noir peuvent encore sauver leur saison avec cette Coupe de France. Vainqueur de l'épreuve en 1965 et 1971, et demi-finaliste d'une coupe pour la quatrième fois en cinq ans, le club breton partira avec la faveur des pronostics. Mais les trophées échappent toujours aux Rennais depuis plus de 40 ans maintenant. "On a recruté deux ou trois marabouts pour conjurer le sort", a même ironisé Philippe Montanier.

"Le jeu plus que l'enjeu"

Et pour éviter la pression évoquée par son homologue, Montanier a quelques petites recettes. "Il faudra se concentrer plus sur le jeu que sur l’enjeu", indique d'abord l'ancien gardien de but qui n'oublie pas que son équipe a "traversé des périodes difficiles". Quant à savoir qui est le favori de ce match, le tacticien rennais évite là encore de rentrer dans le débat. "On ne regarde pas les étiquettes qu’on nous distribue" estime le coach rennais. "On ne joue pas une équipe de L2, mais une demi-finale. En coupe, la hiérarchie s’estompe", a-t-il dit citant l'exemple de Lens vainqueur de Lyon. Et pour mettre tout le monde d'accord, Montanier a rappelé que le SCO "a été 27 fois sur le podium de la L2", et que cette formation est donc "plus proche de la L1" que certains peuvent le laisser penser.

Romain Bonte