Coronavirus : La FIFPro, syndicat international des joueurs de foot professionnels, "préoccupée" par les licenciements et baisses de salaire

Publié le , modifié le

Auteur·e : Quentin Ramelet
Philippe Piat
Philippe Piat, président de la FIFPro et de l'UNFP. | AFP - FRANCK FIFE

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Dans un communiqué diffusé ce vendredi, la Fédération internationale des associations de footballeurs professionnels proteste contre les licenciements et les baisses de salaire entrepris par plusieurs clubs. La FIFPro est "extrêmement préoccupée" devant ces mesures prises et appelle tous les clubs à "négocier des accords équitables et proportionnés qui respectent leurs obligations légales".

C'est la panique dans le milieu du football. Depuis le début des confinements en Europe, de la France en passant par l'Italie ou l'Espagne, les clubs de foot professionnels tentent de trouver des solutions pour limiter la catastrophe économique à laquelle ils font et feront face dans les mois à venir. La propagation de la pandémie de Covid-19 n'étant pas encore maîtrisée, on commence même à évoquer l'annulation pure et simple des championnats. Du coup, les dirigeants de club font face à un dilemme : comment payer leurs joueurs sans la moindre rentrée d'argent ? Pour cela, plusieurs mesures ont été prises ici et là comme le chômage partiel, la baisse des salaires ou encore le licenciement, méthode la plus drastique.

"Nous sommes extrêmement préoccupés par le fait qu'un nombre important de clubs, dans plus d'une demi-douzaine de pays, ont commencé à licencier immédiatement des joueurs ou à réduire unilatéralement leurs salaires."

Des mesures qui ont finalement, et sans surprise, fait bondir le syndicat international des footballeurs professionnels. Dans un communiqué publié ce vendredi, la FIFPro, présidée par le Français Philippe Piat (également président de l'UNFP, ndlr), tente de tirer la sonnette d'alarme : "Nous sommes extrêmement préoccupés par le fait qu'un nombre important de clubs, dans plus d'une demi-douzaine de pays, ont commencé à licencier immédiatement des joueurs ou à réduire unilatéralement leurs salaires."

Des paroles qui font notamment écho aux neuf licenciements de joueurs actés par le FC Sion. Si le club suisse se défend d'avoir pris une telle mesure pour lutter contre les conséquences provoquées par le Covid-19, le fait de licencier plusieurs joueurs ayant refusé de passer au chômage technique semblait être excessif et cela n'a pas du tout été apprécié par le syndicat.

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Quid du chômage partiel ou des baisses de salaire ?

Du coup, la FIFPro a tenu à rappeler à l'ordre tous les clubs professionnels susceptibles d'imiter le FC Sion : "Nous appelons les clubs ayant des difficultés financières à court terme à rencontrer les syndicats de joueurs nationaux pour négocier des accords équitables et proportionnés qui respectent leurs obligations légales et répondent également aux intérêts de l'employeur et de l'employé." Car des accords entre joueurs et clubs, il y en a eu. Et c'est même une majorité des cas. 

En Bundesliga, les joueurs de Schalke 04 ont accepté de renoncer à une partie de leur salaire. En Ligue 1 (Marseille, Lyon, Montpellier,etc...), et même en Espagne, ou en Italie, de nombreux clubs ont eu recours au chômage partiel. Des mesures prises en commun accord avec l'ensemble des salariés. Et pour la FIFPro, c'est donc encore un moyen de rappeler que tous les joueurs professionnels ne touchent pas des dizaines de milliers d'euros : "La plupart des joueurs de football en dehors des plus grandes ligues du monde gagnent au même niveau ou en dessous du revenu national moyen, et seraient gravement touchés par les baisses de salaire.

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