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le Brésil de Marquinhos et le Pérou de Farfan se sont déjà affrontés en poule | Nelson ALMEIDA / AFP

Le Brésil face au verrou du Pérou

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La finale de la Copa America met aux prises le géant auriverde, qui joue à domicile dans son mythique Maracana, à l'invité surprise de cette édition, le Pérou. Autant dire que ce dernier, pulvérisé 5-0 en phase de poule par les Brésiliens, ne part pas favori. Mais le Brésil, solide derrière mais parfois peu inspiré devant, devra percer la muraille de la Blanquirroja.

Le Pérou en finale de la Copa America, c'était une belle cote.  L'équipe à la bande diagonale rouge jouera ce dimanche sa première finale dans cette compétition en 44 ans et tentera de remporter son troisième titre continental, après ceux de 1939 et 1975. Pour autant, cela n'est pas une immense surprise non plus tant la formation péruvienne affiche des progrès constants dans le jeu depuis quelques années. Et s'ils se sont fait laminer en phase de poule par leurs adversaires en finale (5-0), les Péruviens ont depuis resserré les rangs. 

Pour se hisser en finale, les hommes de Gareca ont fait sensation en éliminant l'Uruguay (0-0, 5 tab à 4) en quarts de finale puis le Chili (3-0), double tenant du titre et rival historique, en demies. "Si je devais choisir un moment pour affronter le Brésil, ce serait celui-ci, parce que nous venons de jouer des matches qui nous ont rendus plus forts", a affirmé l'entraîneur Ricardo Gareca. 

La défense, le nouveau credo brésilien 

Le Brésil, après la polémique née de l'arbitrage lors de la demi-finale face à l'Argentine, sera néanmoins archi-favori de cette finale. Délestée de Neymar, blessé et englué dans une affaire d'agression sexuelle, la Seleçao est certes moins imprévisible mais certainement plus équilibrée.  "Le Brésil a appris à gagner sans lui. C'est une équipe qui a ses automatismes", a souligné le sélectionneur du Pérou, qui a déjà été entraîneur en terres brésiliennes (à Palmeiras, en 2014).

Les Auriverde, particulièrement solides depuis le début de l'épreuve (0 but encaissé), miseront donc avant tout sur leur imperméabilité défensive. Pas la première qualité du footballeur brésilien dans l'imaginaire collectif, mais il faut bien s'adapter... D'autant que l'attaque, que ce soit face au Venezuela en poule (0-0) ou au Paraguay en quart (0-0), reste parfois atone. Mais les chiffres plaident quand même en faveur des hommes de Tite : en quatre éditions de la Copa America jouées à domicile, les Brésiliens en ont remporté... quatre. 

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