Claude Puel réplique à Jean-Michel Aulas

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"Je me suis toujours adapté à la politique du club qui m'employait, que ce soit à Lille, à Lyon ou maintenant à Nice", a indiqué Claude Puel dans un communiqué transmis mercredi à l'AFP, en réponse aux critiques de Jean-Michel Aulas sur sa gestion des transferts à l'OL.

Silencieux depuis début juillet face aux attaques du président de l'Olympique lyonnais, l'entraîneur général niçois Claude Puel est sorti de sa réserve pour rejeter catégoriquement les accusations d'avoir jeté l'argent lyonnais par les fenêtres. "L'OL avait engagé avant mon arrivée quatre joueurs lillois, Abidal, Bodmer, Keïta et Makoun, pour des montants de transfert atteignant dix fois le prix d'acquisition de ceux-ci par le LOSC", rappelle-t-il.

"La politique de gros transferts était donc initiée bien avant ma nomination et concernait bien d'autres joueurs", insiste-t-il, assurant par ailleurs que la négociation des salaires et transferts n'entraient pas dans ses attributions lyonnaises. Enfin, Claude Puel détaille dans son communiqué le cas d'Aly Cissokho (transféré de l'OL à Valence cet été) régulièrement cité par le président lyonnais pour ses performances très décevantes eu égard au montant de 15 millions d'euros versé au FC Porto afin de le débaucher en juillet 2009.

"Alors qu'il avait été demandé à ce joueur plus de structure et de professionnalisme, la seule réponse apportée fut de lui accorder une revalorisation salariale (rémunération pratiquement doublée) sans contrepartie sur la durée du contrat, et ce du seul fait de son président". "C'est une forme de management particulière à laquelle, il est vrai, je n'étais pas habitué", conclut le technicien niçois.

Victor Patenôtre