Ce que l'on sait de la disparition d'Emiliano Sala

Publié le , modifié le

Auteur·e : Christophe Gaudot
Le portrait d'Emiliano Sala à Nantes
Le portrait d'Emiliano Sala à Nantes | LOIC VENANCE / AFP

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Un peu plus de quatre jours après la disparition de l'avion dans lequel se trouvait Emiliano Sala, les secours ne sont toujours pas parvenus à le localiser. Alors que des zones d'ombres subsistent, voici un point sur ce que l'on sait à ce jour.

• Les faits

Lundi soir, l’avion qui transportait trois personnes, le pilote, Emiliano Sala et selon plusieurs médias un autre passager a disparu des radars vers 21h20 au large de l’île anglo-normande de Guernesey. Cet avion, un Piper PA-46 Malibu, avait décollé de Nantes en direction de Cardiff. Avant d'embarquer, Sala avait passé une dernière journée nantaise et s'apprêtait à rejoindre Cardiff où il venait d'être transféré. Selon la police, le pilote venait de demander l’autorisation de descendre de son altitude de croisière, soit 5 000 pieds (1 525 mètres).

• Qui était le pilote ? A qui appartient cet avion ?

Après un moment de doute, la police de Guernesey a annoncé sur le pilote était David Ibbotson, originaire du nord de l'Angleterre. Selon le Times, celui-ci n'était pas habilité à transporter des passagers payants. iginaire de Crowle, dans le nord de l'Angleterre, David Ibbotson, 59 ans, disposait d'un certificat de pilotage à titre privé, écrit le quotidien britannique citant le registre de l'Autorité fédérale de l'aviation (FAA). Or avec ce genre de licence, il ne pouvait pas transporter de passagers payants, ajoute le journal, qui souligne qu'une licence pour ce faire réclame davantage d'heures de vol et d'entraînement.
 

Toujours selon le Times, l’avion appartient à un agent de joueurs, Willie McKay, proche de Cardiff City. Mais L'Équipe de ce jeudi dément cette information. Willie McKay aurait affreté l'avion, sans en être le propriétaire. Toujours selon le quotidien, Southern Consultancy Inc Trustee serait le propriétaire du Pipper PA-46 Malibu.

Du côté du club, on dément en tout cas avoir affreté cet avion. “Nous avons demandé au joueur s’il voulait que nous prenions des dispositions pour son vol qui, très franchement, aurait été un vol commercial, rapporte le président du club, Mehmet Dalman, au Wales online. Il a refusé et pris ses propres dispositions. Je ne sais pas qui a organisé le vol, mais ce n’est certainement pas Cardiff City.”

• Où en sont les recherches ?

Les garde-côtes britanniques ont annoncé jeudi matin la reprise des recherches pour retrouver l'avion. "Nous entamons une recherche côtière à l'aide d'un avion dans la zone de Burhou, Casquets, Alderney, la côte nord de la péninsule de Cherbourg, la côte nord de Jersey puis au-dessus de Sark", a annoncé peu avant 9h la police de Guernesey dans un tweet. "L'île de Burhou a été explorée à pied. Aucune trace de l'avion ou de ceux qui étaient à bord n'a été trouvée", a complété ce service à la mi-journée.

Faute de luminosité, la police de Guernesey, qui coordonne les opérations, avait interrompu ses recherches mercredi soir. "Après des recherches intensives mobilisant plusieurs avions et un navire de sauvetage, (...) nous n'avons trouvé aucune trace de l'avion disparu", avait annoncé la police sur Twitter mercredi. Mardi, les enquêteurs avaient trouvé des débris flottant dans l'eau, sans pouvoir dire s'ils venaient de l'avion de Sala, et trois jours après la disparition, le scénario du drame reste toujours aussi mystérieux.

Mercredi matin, les secours penchaient sur quatre hypothèses : l'avion s'est posé quelque part et ses occupants n'ont pas réussi à prendre contact, ils ont amerri, ont été pris en charge par un navire mais n'ont pas pris contact, ils ont amerri, sont à bord du canot de sauvetage qui était à bord de l'appareil, l'avion s'est brisé en percutant l'eau, les laissant dans la mer. En fin de journée, la police de Guernesey annonçait qu'elle mettait fin aux recherches.

• Quel espoir ?

Mercredi en début de journée, les enquêteurs privilégiaient encore l'hypothèse que le footballeur et David Ibbotson avaient pu se réfugier sur le canot de sauvetage qui était dans leur appareil. Mais leurs déclarations ne laissaient plus vraiment d'espoir en fin de journée. "S'il y avait quelque chose à trouver, je pense, comme nous étions sur place très rapidement, que nous aurions dû le trouver. Je ne suis pas sûr qu'il y ait quelque chose là-bas", a expliqué à l'AFP John Fitzgerald, le responsable du service de secours Channel Island Air Search.