Obi Mikel et Chisamba Lungu
Obi Mikel (Nigeria) au duel avec Chisamba Lungu (Zambie). | FRANCISCO LEONG / AFP

Zambie et Nigéria dos à dos

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D'abord paralysés par l'enjeu, Zambiens et Nigérians ont fini par se libérer pour finalement se neutraliser (1-1) lors du 2ème match du groupe C de la Coupe d'Afrique des Nations. Un peu plus tard, le Burkina Faso a réussi à s'offrir son premier succès depuis quinze ans en Coupe d'Afrique des nations en écrasant l'Ethiopie 4-0.

Mweene, héros de la Zambie

Le début du match est crispé et la peur de perdre prend le pas sur l'envie de gagner. Dans un groupe où toutes les équipes comptent 1 point, le moindre faux-pas peut couter cher. Les deux formations jouent très bas. A la 25ème minute, sur un ballon anodin contrôlé dans la surface par Ahmed Musa, le défenseur zambien Davies Nkausu commet l'irréparable en fauchant son adversaire. Le penalty est indiscutable mais Obi Mikel rate complètement sa frappe, repoussée par le poteau de Mweene, le gardien de la Zambie, qui voit se prolonger sa série d'invincibilité dans cet exercice : les quatre derniers tireurs qui se sont présentés face à lui ont vu leur tentative échouer. 

Cette grosse frayeur aura au moins permis à la Zambie de se réveiller. Positionnés bien plus haut, les Chipolopolos terminent tambour battant cette première période, acculant les Super Eagles dans leur moitié de terrain et multipliant les offensives. Touchés au moral, les Zambiens parviennent malgré tout à rejoindre les vestiaires avec leurs cages inviolées.

A la reprise, les débats s'équilibrent et c'est finalement le Nigéria qui débloque les compteurs avec un but d'Emenike à la 57e minute. Lancé en profondeur par Obi Mikel, l'attaquant se présente à l'entrée de la surface adverse et trompe la vigilance de Mweene d'une frappe à ras de terre. Mais les hommes de Stephen Keshi vont se faire rejoindre dans les derniers instants du match à cause d'un pénalty concédé bêtement par Onazi. Sans trembler, Mweene, le gardien zambien, se charge de la sentence.  

Alain Traoré brille avec le Burkina

Il y avait eu trois fois 1-1 dans ce groupe. Le Burkina,  dont la dernière victoire en CAN remontait à 1998, soit 18 matches sans succès,  a fait voler ces tristes séries en éclats et pris les commandes avec 4 points.  Avec la manière. Car hormis le début de match, marqué par le poteau de  Bekele (4e), les Ethiopiens, qui ont perdu sur blessure leurs deux meilleurs éléments (Adane Girma, 11e, et Asrat Megersa, 43e), n'ont jamais pu rivaliser  avec la puissance physique des Etalons et leurs vagues offensives.

Le trio de "Français" constitué du Marseillais Kaboré, du Rennais Pitroipa  et du Lorientais Alain Traoré a fait la décision. Alain Traoré a lancé les hostilités de sa grosse frappe: alerté par une louche de son capitaine Kaboré,  le meneur de jeu a marqué d'une superbe demi-volée (34e) avant de doubler la  mise d'une frappe sans contrôle, après une remise de Pitroipa (74e). Ce dernier adressait une seconde passe décisive pour Djakaridja Koné au  bout d'une contre-attaque crucifiant des Ethiopiens définitivement dépassés  (79e).

Et Pitroipa y allait aussi de son but en fin de partie (90e+5). Seule ombre au tableau pour la sélection du Belge Paul Put, l'exclusion de  son gardien Soulama, coupable d'une main en dehors de sa surface (59e). Une  faute pour laquelle le gardien ghanéen avait reçu un simple carton jaune la  veille...

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Victor Patenôtre