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. | FRANCISCO LEONG / AFP

Le Nigeria pousse la Zambie dehors

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Le Nigeria, grâce à sa victoire étriquée aux dépens de l'Ethiopie (2-0), a arraché sa place en quarts de finale de la CAN où il retrouvera la Côte d'Ivoire. Dans l'autre match de ce Groupe C, Le Burkina Faso et la Zambie n'ont pu se départager au terme d'un match insignifiant (0-0). Les Etalons sont qualifiés et affronteront le Togo ou la Tunisie alors que les tenants du titre zambiens quittent piteusement la compétition.

Le suspense aura été le seul élément positif de cette dernière journée du Groupe C. Car pour ce qui est des buts, ou même des occasions, les deux rencontres se sont essentiellement caractérisées par leur niveau faiblard. Peu d'initiatives, peu de prises de risques, l'accent a été clairement mis sur l'attentisme et sur l'attente de la faute adverse. A ce petit jeu, la Zambie a été la grande perdante. Les tenants du titre, qui accrochaient sans trop de difficultés des Burkinabè eux-mêmes assez passifs, se sont faits surprendre par la réaction, certes tardive, du Nigeria dans l'autre match de ce groupe. 

Moses guide les siens

Les Super-Eagles, recordmen de podiums en CAN, poursuivront donc leur route en quart de finale. Cela ne fut pas sans mal face à des Ethiopiens limités mais courageux, mais deux pénaltys indiscutables, et transformés par l'attaquant de Chelsea Moses (79e, 88e), ont permis aux Nigérians de prolonger l'aventure. Ils la poursuivront donc en compagnie des Etalons du Burkina Faso qui n'ont pas eu à forcer leur talent pour contenir les Zambiens. Seule mauvaise nouvelle pour les hommes de Paul Put, la blessure d'Alain Traoré, meilleur buteur de la compétition, touché à la cuisse gauche et contraint de quitter la pelouse, par ailleurs complètement indigne d'une compétition de ce niveau, dès la 10e minute. La Zambie, faute d'audace, n'aura pas su profiter de cet avantage. L'équipe d'Hervé Renard, porté au pinacle il y a quatre ans, quitte la CAN la tête basse.

LES RESULTATS ET CLASSEMENTS DE LA CAN

Réactions

Hervé Renard  (sélectionneur de la Zambie): "C'est mieux de gagner une fois dans la vie que  d'aller en quart à chaque fois et ne jamais rien gagner. Ca n'efface pas  l'échec, mais je suis très fier de mes joueurs. Même dans les moments  difficiles, il faut faire les bonnes analyses. Tout le monde est triste, bien  sûr, mais on a fait le maximum. Les joueurs ont fait un très bon match mais  n'ont pas marqué. Ce n'est pas la fin du monde. Avant, on rentrait à la maison  dès le premier tour. Le terrain ? Si je dis que c'était difficilement jouable  pour nous, on va dire que je pleure. On a un jeu fait de passes au sol et on a  fait un grand match par rapport aux conditions. Quand on est venu reconnaître  ce terrain il y a un mois et demi, c'était le meilleur d'Afrique du Sud, je ne  sais pas ce qui s'est passé, c'est un signe du destin. C'est très difficile de  changer de style quand on dirige une équipe comme la Zambie. Jouer avec huit  défenseurs, ça ne m'intéresse pas. J'ai adoré voir mes joueurs même s'il y a  échec, j'ai vu mes joueurs tenter quelque chose et ne pas dégager en touche.  S'il y a un responsable, c'est moi".

Paul Put  (sélectionneur du Burkina Faso): "C'était une victoire tactique et une victoire  de nous qualifier. Grande féliciation à mes joueurs, qui ont vraiment bien joué  disciplinés. On savait que la Zambie n'avait rien à perdre, on l'attendait à  l'attaque. On a travaillé les deux derniers jours le milieu et la défense.  C'est dommage pour Alain (Traoré). C'est difficile à dire s'il sera disponible  pour le quart, on attend le résultat des médecins. On va attendre demain, ce  soir on va fêter, libérer la tête. J'espère que ça va aller pour lui. Au début  on avait un plan, et après quelques minutes le plan est tombé à l'eau, il a  fallu s'adapter. Ce n'était pas joli aujourd'hui, mais il fallait être  réaliste. Le plus important était la qualification, on a tout fait, on n'a pas  donné beaucoup d'occasions non plus. Les Zambiens ont joué long et c'était une  chance pour nous. C'est la plus grande réussite du Burkina parce que la  dernière fois le Burkina était allé en demi-finale à domicile, et c'était il y  a longtemps" (1998, ndlr).