Yaya Touré
La Cote d'Ivoire a déçu pour ses débuts dans la CAN 2015 | ISSOUF SANOGO / AFP

La Côte d’Ivoire limite les dégâts face à la Guinée

Publié le , modifié le

Menée au score et réduite à dix à l’heure de jeu suite à l’exclusion de Gervinho, la Côte d’Ivoire a failli démarrer la CAN par une déconvenue ce mardi face à la Guinée. Les Eléphants s’en sortent finalement avec un nul heureux (1-1) mais pas vraiment rassurant pour la suite de la compétition.

Avant la rencontre, Hervé Renard avait assuré que la Côte d’Ivoire, dont il a pris la tête à l’été 2014, n’était pas la favorite de la CAN 2015. Malgré son effectif, malgré son impressionnant potentiel offensif, l’équipe ivoirienne a donné raison à son sélectionneur. Ce mardi, face à la Guinée, elle a complètement ratée son entrée en lice dans la compétition.

Contre l’équipe la plus faible du groupe D, les Eléphants ont été menés au score pendant 75 minutes. C’est le Lyonnais Mohamed Yattara qui a donné l'avantage à la Guinée, en profitant d’une relance complètement ratée de Serge Aurier en fin de première période (36e). Timorés et imprécis, les Ivoiriens n’ont pas su réagir. Ils se sont longtemps heurtés à la solide défense guinéenne et à leur gardien, Naby-Moussa Yattara qui a enchaîné les parades.

Doumbia sauve les apparences

Globalement, les stars ivoiriennes ont été totalement amorphes. Yaya Touré, le quadruple meilleur joueur africain, a tenté tant bien que mal d'orienter le jeu sans vraiment se projeter vers l'avant. Salomon Kalou a été transparent et Wilfried Bony, fraîchement transféré à Manchester City, n'a pas du tout justifié les 35 millions d'euros investis par le club anglais pour le recruter, incapable de faire la moindre différence devant. Seul Gervinho s’est montré en jambes… mais il a été exclu peu avant l’heure de jeu, pour avoir perdu ses nerfs en frappant Naby Keita au visage.

C’est finalement Seydou Doumbia qui a sauvé les siens (72e), ce qui permet à la Cote d’Ivoire de sauver les apparences. Mais dans ce groupe D très relevé où ils doivent encore affronter le Mali et le Cameroun, les Eléphants n’ont pas de quoi fanfaronner.

Gaétan Scherrer @GaetanScherrer

CAN