Michael Ciani bordeaux tournoi de paris 082010
Michael Ciani (Bordeaux) | AFP - BERTRAND LANGLOIS

Bordeaux se reprend

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Bordeaux a terminé ses matches de préparation sur une bonne note, dimanche, en remportant le Tournoi de Paris. Loin d'être déjà totalement opérationnels, les Girondins ont néanmoins réussi à dominer le FC Porto (2-1), lors de la 2e journée. De son côté, le PSG a arraché le nul face à la Roma dans les arrêts de jeu. Les Bordelais devancent les Parisiens au classement final grâce à une meilleure attaque.

Tenu en échec par la Roma (1-1) samedi, Bordeaux s'est repris face au FC Porto dimanche au Parc des Princes, lors du Tournoi de Paris. Composée principalement de remplaçants, la bande à Jean Tigana a longtemps été malmenée, pour son dernier match de préparation avant la reprise de la Ligue 1, dans une semaine à Montpellier. Les Girondins n'ont guère été convaincants en première période, bousculés par les Portugais qui dominaient les échanges en milieu de terrain. Positionné en meneur de jeu en l'absence de Yoann Gourcuff laissé sur le banc, Jussiê n'a guère été à son aise. Redescendu en soutien de Cavenaghi après l'entrée de l'international français, le Brésilien n'aura finalement que très peu pesé sur le jeu.

Sur le côté droit, Chalmé a souffert, pris de vitesse sur toutes les accélérations adverses. Il fut même à l'origine du premier but encaissé par Bordeaux. Un tacle raté et Varela pouvait centrer aisément et trouver Walter Silva qui reprenait face au but (0-1, 30e). Le capitaine girondin du jour n'a pas fait preuve d'une grande assurance. Les entrées en jeu de Wendel, Cavenaghi et Gourcuff en seconde période redonnaient du peps au jeu des Marine et Blanc. Rare satisfaction pour Tigana, Ayité a sans doute gagné des points. Le jeune attaquant, prêté l'an dernier à Nancy, a profité d'un mauvais dégagement de la défense lusitanienne pour égaliser (1-1, 58e). Le Togolais avait déjà brillé par son travail défensif et ses multiples appels en attaque. L'autre satisfaction aura été Michael Ciani. Seul autre habituel titulaire présent dès le coup d'envoi avec Chalmé, il s'est montré solide, offrant même la victoire aux siens en fin de match (2-1, 83e).

Hoarau sauve le PSG

Guillaume Hoarau a encore été le sauveur parisien. Le club de la capitale a arraché le nul dans les toutes dernières secondes face à l'AS Rome (1-1). Tenant la dragée haute aux Italiens en première période, les hommes d'Antoine Kombouaré ont subi la furie romaine dès le retour des vestiaires. Greco profitait d'un laisser-aller de la défense parisienne pour ouvrir la marque (0-1, 47e). Vucinic s'écroulait dans la surface après une faute de Makonda. Totti marquait, mais son penalty était à retirer après l'intrusion de joueurs dans la surface. Sur la seconde tentative, Coupet s'interposait (53e).

Le portier du PSG a d'ailleurs été un dernier rempart salvateur, notamment devant Menez (22e), Totti (37e) et l'intenable Vucinic (54e), venant en aide à une arrière-garde en manque de repères. Même loin de sa ligne, il faisait preuve d'autorité de la poitrine (72e) ou de la tête hors de sa surface (79e). En difficulté en défense, en attaque, Paris faisait preuve de beaucoup d'envie et s'est procuré de nombreuses occasions, gâchées par un manque criant de réalisme et trop d'approximations techniques, à l'image d'un Luyindula trop imprécis. En progrès, Clément et les siens ont également pu compter sur Nenê et Bodmer qui trouvent peu à peu leurs marques dans le jeu parisien. Ce dernier trouvait d'ailleurs la barre (63e) et manquait de vista sur une tête d'Hoarau repoussée sur sa ligne par Andreolli (34e). Comme bien souvent, le salut venait donc d'Hoarau, pourtant serré de près par la défense romaine. Malgré un gain de temps volontaire de la Roma, l'arbitre laissait jouer les arrêts de jeu suffisamment pour que le géant attaquant finisse par trouver la faille de la tête (1-1, 90+6). Le PSG arrache le nul in extremis, mais c'est bien Bordeaux qui repart avec le trophée grâce à une meilleure attaque (3 buts contre 2).