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Joseph Blatter, président de la FIFA | R4311 / Mandoga Media / Picture-Alliance/AFP

Blatter démissionne de la présidence de la FIFA

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Trois jours après avoir été réélu pour un nouveau mandat de cinq ans à la présidence de la Fédération internationale de football (FIFA), dans une ambiance délétère due aux accusations de corruption confortées par une enquête ouverte par les Américains, Joseph Blatter, 79 ans, a annoncé mardi qu'il démissionnait. En poste depuis 1998, le dirigeant suisse a indiqué qu'il convoquait un congrès extraordinaire entre décembre 2015 et mars 2016 où il remettra en jeu son mandat et au cours duquel son successeur sera élu.

Dans la tourmente, après une succession de dossiers et de révélations, la FIFA avait annoncé la tenue d'une conférence de presse exceptionnelle. Il s'agissait d'en savoir plus sur l'incertitude concernant son secrétaire général Jérôme Valcke, accusé d'avoir effectué un virement de dix millions de dollars à l'ex-président de la Fédération Concacaf Jack Warner. Mais on n'attendait pas un tel coup de tonnerre.

Au fur et à mesure que les enquêtes et les recherches avancent au sein de la FIFA, les affaires vont continuer de sortir et se multiplier. Sans doute est-ce la raison pour laquelle Joseph Blatter a préféré jeter l'éponge. Pour justifier sa décision, Blatter a tenu a précisé que "même s'il avait été réélu, il n'avait pas le soutien de tout le monde". Et puis, alors qu'il prônait la continuité il y a encore quelques jours, il a estimé que "la FIFA, "face à des défis qui ne s'arrêtent pas, a besoin d'une profonde restructuration". Dont acte. "Le prochain Congrès ordinaire de la Fifa était prévu le 13 mai (2016) au  Mexique. Attendre aussi longtemps n'aurait fait que repousser les problèmes et  c'est pour cela que j'ai demandé qu'on organise un Congrès extraordinaire",  a-t-il encore expliqué. "Je vais continuer à exercer mes fonctions d'ici là, et je suis désormais  libre des contraintes d'une élection. Je vais me concentrer pour engager des  réformes ambitieuses".

Michel Platini n'a pas manqué de réagir à cette volte-face de Blatter. "C'est une décision difficile, courageuse  et c'est la bonne décision", a réagi dans un communiqué le président de l'UEFA. Platini et les Européens soutenaient le prince Ali qui sera à nouveau candidat à la prochaine élection. Le feuilleton continue pour la présidence de la Fifa.

Christian Grégoire