Laurent Blanc
Laurent Blanc (PSG). | FRED TANNEAU / AFP

Blanc tacle les journalistes

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Laurent Blanc s'en est pris vertement aux journalistes qui tentaient d'analyser la situation au PSG et la dernière sortie de l'équipe. L'entraîneur parisien leur a notamment reproché d'être dans une position de commentateurs et de ne pas être impliqués dans le groupe et sur le terrain. Ce qu'il a oublié de préciser, c'est qu'il était payé -royalement- pour cela.

"Les deux passes décisives de Lucas vendredi, ce n’est pas ce qui compte uniquement. Mais en parlant comme ça, on dirait qu’on découvre le football: un attaquant qui a été bon, ça veut dire qu’il a été décisif. Non ? On dirait que ça surprend tout le monde… Marquer, faire marquer, être performant, ça fait partie de la panoplie d’un attaquant qui a réussi son match. Ce qui me plaît et me déplaît dans vos commentaires à longueur de saison, c’est que vous voulez faire l’entraîneur. Vous voulez faire les changements, l’équipe, donner du temps de jeu… C’est bien, mais venez à Clairefontaine, passez vos diplômes et tentez, osez ! Allez-y, prenez une équipe ! A part la composition, il y a d’autres choses intéressantes. Je ne sais pas si vous avez le potentiel pour devenir entraîneurs, je ne vous connais pas assez. Peut-être… Posez des questions sur Nantes ! Le marché hivernal vient de finir et vous voulez déjà anticiper sur l’été ! Soyez déjà heureux que je réponde, d’autres entraîneurs seraient partis".

Ce qui sous-entend que, si un entraîneur accepte de répondre et de s'expliquer par rapport à quelques divergences ou points de vue différents c'est en quelque sorte une fleur qu'il fait à la presse. Oubliant que sans elle, une équipe aussi médiatique soit-elle, telle que l'est le PSG n'aurait pas de visibilité. Autant son analyse sur la compétence technique des journalistes peut être vraie, autant son refus de la critique quelle qu'elle soit  est un peu facile.

Enfin, si l'on veut renverser le scénario, on ne peut pas dire que, lorsqu'il fut consultant pour la télévision, Laurent Blanc fut parfaitement brillant.

Christian Grégoire