Blanc/Bielsa
Blanc-Bielsa, deux caractères différents, aux objectifs similaires, mais pas la même popularité. | PHILIPPE LAURENSON / BLUEPIX / DPPI MEDIA, FRANCK FIFE / AFP

Bielsa/Blanc, le match des extrêmes

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PSG-OM se jouera bien sur le terrain dimanche (à 21h), mais aussi sur le banc… Laurent Blanc et Marcelo Bielsa ne se ressemblent pas beaucoup. L’un est en difficulté à Paris, malgré une saison pour l’instant sans défaites. L’autre est devenu en l’espace de quelques semaines le chouchou des supporters, en portant si bien son surnom d’ « El Loco ».

Pas le même accueil, ni les mêmes résultats cette saison

Laurent Blanc n’était pas le premier choix de  Nasser Al-Khelaïfi. Arrivé un peu par défaut sur le banc du PSG, l’ancien défenseur de Manchester United réalise un triplé pour sa première saison : Trophée des champions, Coupe de la Ligue, et surtout le championnat. Sous sa tutelle, les Parisiens se qualifient également pour les quarts de finale de la Ligue des champions. Avec un autre titre de champion en poche, Blanc et les Parisiens s’apprêtent à repartir en forme pour 2015, avec la ferme attention de remporter un troisième titre d’affilée. Forts de leur recrue-phare de l’été David Luiz, ils réalisent actuellement un début de saison correct, loin du niveau de jeu auquel Laurent Blanc et ses joueurs nous avaient habitués. Encore invaincu, l’entraîneur de 48 ans ne parvient cependant pas à convaincre, et sa place d’entraîneur est de plus en plus instable, alors que son ratio de victoire est meilleur que son prédécesseur Ancelotti.

Marcelo Bielsa est l’une des attractions de la Ligue 1 cette année. L’ancien sélectionneur argentin doit son surnom « El Loco » à ses nombreux dérapages, comme le fait d’accueillir des supporters avec une grenade à la main, de passer trois mois seul au couvent pour « décompresser »… Il a donc débarqué à l’OM cet été ; le club phocéen sort alors d’une saison moyenne, avec une 6e place qui l’éloigne des épreuves européennes. Matthieu Valbuena n’est plus présent, et les chances de finir sur le podium sans lui paraissent minces. Mais, maître de technique, Bielsa parvient à transformer son effectif pour l’amener au sommet de la Ligue 1. En tête, avec quatre points d’avance sur le PSG, l’ancien entraîneur de Bilbao est la nouvelle coqueluche de la Canebière.

Pas le même caractère ni la même popularité

Laurent Blanc peine à exister dans le cœur des supporters, entre Ibrahimovic, Luiz, Silva… et sa personnalité, plutôt effacée, ne plaide pas non plus en sa faveur. On le dit incapable de gérer son vestiaire de stars, et pas vraiment capable d’assumer son autorité. Champion en titre, il ne figure pas sur la liste des entraîneurs nominés pour le titre d'entraîneur de l'année.

Quant à Bielsa, qui n’a jamais vu cette vidéo qui a fait le tour du web, quand en plein match, il se brûle en s’asseyant sur un café qui était posé sur sa glacière ? Ou encore cette image le montrant seul dans un fast-food, juste après une victoire en championnat ? L’entraîneur argentin détonne et fait le buzz. Il fait souffler un nouveau vent de folie sur la Ligue 1, et pour l’instant, ça plaît.

Pas les mêmes stats

En revanche, Blanc, qui a commencé plus tard sa carrière d’entraîneur (en 2007 avec Bordeaux), détient de meilleures statistiques que Bielsa (qui lui a débuté en 1990). Plus de victoires et moins de matches nuls, l’entraîneur parisien gagne pour l’instant 62% de ses matches, quand le coach marseillais n’en gagne qu’un sur deux. Entre un coach plusieurs fois champion de France mais sur la sellette, et un entraîneur dont les extravagances font actuellement le bonheur de la Ligue 1 et de Marseille, ce match dans le match s’annonce palpitant.

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