Quaresma

Au Besiktas, Pepe et Quaresma font durer le plaisir

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A Istanbul, on parle d'eux comme "Harry Potter" et le "Sauveur". Âgés de 34 ans, les vainqueurs de l'Euro-2016 Ricardo Quaresma et Pepe ont trouvé au Besiktas le moyen de poursuivre leur carrière au plus haut niveau en vue du Mondial-2018.

L'un a accompagné Cristiano Ronaldo à ses débuts au Sporting Portugal, l'autre a été de toutes les conquêtes de "CR7" au Real Madrid. Désormais, leur seule chance de côtoyer le quintuple Ballon d'Or, c'est la sélection portugaise.  La presse sportive lusitanienne n'accorde plus autant de place dans ses colonnes au défenseur d'origine brésilienne, comparé à ses années madrilènes où il faisait partie du premier cercle de Cristiano Ronaldo. Mais, aujourd'hui, son tandem avec Quaresma fait souvent l'objet d'un article dans les pages réservées au football européen. 

A quatre mois de la Coupe du monde et même exilés en Turquie, loin des championnats les plus compétitifs du Vieux Continent, très rares sont les commentateurs portugais qui ne comptent pas sur la présence des deux joueurs dans le groupe du sélectionneur Fernando Santos pour la Russie.

"L'équipe lui fait confiance" 

A Istanbul, les 'héros' de l'Euro-2016 apprécient de sentir au quotidien l'une des ambiances les plus survoltées d'Europe, dans un club qui exploite largement leur image sur les réseaux sociaux.

"Ici, les gens vivent le football différemment. Il suffit d'entrer sur le terrain pour être motivé dans cette ambiance incroyable, ce sont des choses qu'un joueur doit vivre" confiait Pepe à beIN Sports Turquie en novembre.

Avec près de 100 rencontres en Ligue des champions au compteur entre le FC Porto, le Real Madrid et le Besiktas, Pepe, un temps courtisé par le Paris SG, s'est directement installé comme un pilier de la défense stambouliote, avec l'image d'un atout pour les échéances européennes. "Grâce à Pepe, vous pouvez créer des occasions dans la zone adverse. L'équipe lui fait confiance comme un sauveur", reconnaissait à l'automne Ahmet Urkmezgil, l'un des dirigeants du Besiktas. 

Un label peu usurpé tant les interventions du triple vainqueur de la Ligue des champions s'avèrent fondamentales pour son club, comme la semaine dernière, sur la pelouse du Konyaspor, où il a effectué un incroyable sauvetage sur sa ligne.

Quaresma, mi-ange, mi-démon

Au Besiktas depuis 2010, Ricardo Quaresma a tout connu avec l'équipe turque. L'ailier, dont le père est tzigane et la mère angolaise, a déjà disputé près de 200 matches. "Porto et Besiktas sont les deux clubs qui me suivront jusque dans ma tombe", confiait-il en novembre au site de l'UEFA, preuve que le club turc fait partie de son ADN désormais. Champion de Turquie en 2016 et 2017, 'Harry Potter', surnom qu'il a gagné auprès des supporters du FC Porto, continue de distiller les passes de l'extérieur du pied et de régaler en dribbles improbables pour faire le tour des réseaux sociaux. 

Le joueur formé au Sporting Portugal considère que le Bayern Munich, adversaire mardi en 8e de finale aller de Ligue des champions, constitue le challenge le plus relevé à surmonter depuis son arrivée sur les rives du Bosphore. "Le match à Munich sera le match le plus difficile de ma carrière au Besiktas. Nous devons tout donner. 100% ne suffit pas, nous devons aller jusqu'à 120%", déclarait le "bad boy" du football portugais au quotidien turc Sozcu à la veille de la rencontre.

Sous le maillot des Aigles Noirs, comme avec tous ses précédents clubs, Quaresma est le joueur qu'on peut autant aduler que détester. Il est tout aussi capable d'offrir un titre à son équipe que d'engager un bras de fer avec ses dirigeants pour une revalorisation salariale, comme ce fut le cas en 2012 ce qui lui vaudra trois années loin du club turc. 

La semaine dernière, il a offert un nouvel échantillon de cette attitude mi-ange mi-démon. Le joueur, également passé par le FC Barcelone, l'Inter Milan et Chelsea, a dénoncé directement le Besiktas auprès de la Fifa pour le montant des amendes que le club turc inflige en cas de cartons...
 

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