Arsenal joie
Les joueurs d'Arsenal | BEN STANSALL / AFP

Arsenal à la folie !

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Au terme d'un match complètement fou, Arsenal s'est qualifié pour les quarts de finale de la Coupe de la ligue anglaise sur la pelouse de Reading (7-5 a.p.) après avoir été mené 4-0 en première période et avoir égalisé à la 95e minutes du temps additionnel.

Reading n'avait jamais battu Arsenal dans son histoire. Et ne l'a toujours pas fait. Pour les Gunners, le terrible mois d'octobre a longtemps semblé se poursuivre, après avoir perdu face à Chelsea (2-1) et Norwich (1-0) en championnat et Schalke 04 (2-0) en Ligue des champions pour une seule victoire, dans la douleur, contre QPR (1-0) samedi dernier. Mardi, la première période a été un cauchemar absolu. Arsène Wenger avait changé ses onze titulaires par rapport au match du week-end, relançant notamment Marouane Chamakh pour sa première titularisation depuis le 9 janvier 2012 et Laurent Koscielny, qui a perdu sa place de titulaire, ou Andrei Arshavin. Il a aussi lancé des jeunes joueurs sans expérience (Martinez, Gnabry, Frimpong, Miquel).

Incroyable remontée

Ses hommes ont multiplié les erreurs défensives et leurs lacunes au milieu de terrain ont été incroyables. Apres quatre buts encaissés en 36 minutes, Roberts (1-0, 12), Koscielny (2-0, csc, 18), Leigertwood (3-0, 20) et Hunt (4-0, 36), le match semblait plié et perdu. La réduction du score de Walcott (4-1, 45+2) ne semblait alors qu'une faible consolation. Mais ce fut surtout le début d'une incroyable remontée et d'une fantastique victoire. Car la seconde période des Gunners a été bien meilleure, grâce notamment a l'excellente entrée en jeu d'Olivier Giroud qui a marqué (4-2, 64) et inquiété le gardien adverse (70, 78 et 80). On a ensuite pensé que le but de Koscielny en fin de match (4-3, 89) était arrivé trop tard, surtout après une grosse occasion pour Walcott (90+2). "Il était difficile d'être plus mauvais en seconde  période que nous l'avions été pendant la première", tempérait Arsène Wenger, qui a pourtant su trouver les bons mots pour rebooster les siens.

Mais il était écrit que ce match n'était pas comme les autres. Alors que l'arbitre avait annoncé 4 minutes d'arret de jeu, c'est à la 95e minute que Jenkinson égalisait (4-4, 90+5). Et puis, en prolongation, c'est Marouane Chamakh, qui n'avait plus marqué depuis le 17 septembre 2011 à Blackurn (défaite 4-3), qui a donné l'avantage aux siens (5-4, 103). On a cru que c'était le but vainqueur mais Pogrebniak a surgi pour égaliser (5-5, 116) dans un match totalement fou. Et dans les dernières secondes, Walcott, dans un premier temps (6-5, 120+1) puis Chamakh (7-5, 120+4) ont donné une victoire sensationnelle aux Gunners. "C'est peut-être l'une de mes plus grandes victoires. On ne peut pas jouer  pour Arsenal et renoncer, quel que soit le score", a conclu l'Alsacien, sûrement soulagé. Une victoire totalement impensable après 36 minutes de jeu et inscrite à jamais dans l'histoire du football anglais.

AFP