Zlatan Ibrahimovic Suède
Zlatan Ibrahimovic, quatre buts et le sourire | JONATHAN NACKSTRAND / AFP

Argentine et Allemagne au ralenti, la Suède domine l'Angleterre

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L'Argentine a déçu en concédant un piètre nul face à l'Arabie Saoudite (0-0). Les Pays-Bas et l'Allemagne se sont séparés sur le même score. La Suède s'est montrée impressionnante devant l'Angleterre (4-2) avec quatre réalisations de Zlatan Ibrahimovic. Enfin l'Espagne, adversaire direct des Bleus en vue des qualifications pour la Coupe du monde 2014, a déroulé au Panama (0-5). La Côte d'Ivoire s'est rassurée avant la CAN, en gagnant (3-0) en Autriche.

Zlatan puissance quatre

Un quadruplé d'anthologie de l'inévitable Zlatan Ibrahimovic contre l'Angleterre a offert une soirée de gala à la Suède, qui a inauguré par une victoire 4-2 son nouveau stade, la Friends Arena. Par trois frappes imparables et un ciseau qui restera probablement dans l'histoire du football suédois, l'attaquant parisien a mis au supplice le pauvre gardien anglais Joe Hart.Face au génie d'un Zlatan déchaîné, c'était comme s'il n'y avait pas eu de possibilité de défendre. Tout lui a réussi. A l'issue d'une contre-attaque menée à la vitesse de l'éclair, le capitaine suédois, à la réception d'un centre à ras de terre, était contré par son garde du corps Caulker, puis envoyait dans un lucarne un extérieur pied droit imparable (20e). On se disait alors qu'il ne pouvait pas arriver grand-chose aux Suédois. Rigoureux derrière, en surnombre au milieu grâce à leur 4-4-2, ils n'avaient aucun mal à contenir une équipe anglaise où manquaient des piliers comme Terry en défense, Walcott au milieu et Rooney en attaque.

La soirée était particulièrement éprouvante pour le jeune Caulker (20 ans et 1re sélection), malmené par les deux géants de l'attaque suédoise, Ibrahimovic et le Franco-Suédois Ranégie. Pourtant, l'Angleterre jetait un froid sur le stade de Solna: Welbeck égalisait après un débordement et un centre de Young, ailier gauche à l'ancienne (35e). Et Caulker se transformait de victime en bourreau, en poussant au fond un classique "made in England", le coup franc brossé de Gerrard (39e). Le mythique milieu de Liverpool fêtait ainsi sa 100e sélection par une passe décisive de plus.

Mais Ibrahimovic avait décidé qu'il serait la vedette de la soirée. Positionné plus haut pour avoir des ballons de but, il s'ajustait avec une frappe aux 30 m du but, au dessus. C'était Svensson qui lui servait le ballon idéal: contrôle de la poitrine, volée surpuissante, et Hart ne pouvait faire mieux que détourner le ballon dans ses propres cages (78e). A 2-2, il ne manquait plus que d'achever une Angleterre désemparée. Le capitaine suédois se chargeait d'un coup franc à 30 m des buts, qui fusait dans le petit filet (85e) et faisait exulter 50.000 spectateurs.Le plus spectaculaire était à venir: sur une contre-attaque dans les arrêts de jeu, Ibrahimovic était contré par Hart, et à la retombée du ballon tentait un ciseau dont il a secret. Devant un public ébahi, le ballon arrivait dans le but vide (90e+1). C'était le délire dans les tribunes où l'on sacret Ibra mais aussi toute une séduisante équipe suédoise face à des Anglais bien poussifs.

L'Espagne facile, l'Argentine déçoit

Opposée à la modeste formation panaméenne, l'Espagne a tranquillement déroulé en se mettant à l'abri dès la première période grâce à ses attaquants barcelonais. Deux buts de Pedro (16e, 43e) et une réalisation de Villa (29e) ont dessiné les contours de la victoire de la "Furia Roja". En fin de match, Sergio Ramos (81e) et Susaeta (84e) se sont chargés de gonfler la marque (0-5) avant que Gomez sur pénalty ne sauve l'honneur des locaux (87e). Pour évaluer l'état de forme des champions d'Europe et du monde en titre, il faudra sans doute attendre un adversaire d'un autre calibre.

L'Argentine, conduite par Lionel Messi, a été mise en échec par une jeune équipe saoudienne (0 à 0). Les 60.000 spectateurs qui ont afflué au stade du Roi Fahd de Ryiad, attirés notamment par les vedettes sud-américaines, sont restés sur leur faim. Messi, triple Ballon d'Or, n'a pas trouvé la faille dans une défense saoudienne jouant en bloc. Les Saoudiens, menés par le sélectionneur néerlandais Frank Rijkaard, ont joué sans complexe devant des Argentins qui, à l'exception de quelques  attaques non concluantes, ont éprouvé du mal à pénétrer une défense bien organisée.A près un début rapide et équilibré, Messi a failli ouvrir le score à la 12e minute, sur un tir repoussé par le gardien saoudien Abdulla. Trois minutes plus tard, le Saoudien Mansour al-Harbi a répondu d'un tir puissant, de peu à côté. Les dernières occasions ont été argentines: à la 70e, un tir de Di Santo, très dynamique sur le flanc droit, a été repoussé sur la ligne, et 8 minutes plus tard le gardien Abdulla a bien fermé l'angle devant une percée de Messi à travers la défense saoudienne. 

Dans les deux matches de la soirée comptant pour les qualifications européennes pour la coupe du monde,  l'Irlande du Nord et l'Azerbaïdjan ont fait match nul (1-1) dans le groupe F, et le Montenegro a battu Saint-Marin (3-0) dans le groupe F. 

Hollandais et Allemands au petit trot

Les Pays-Bas et l'Allemagne, diminués par une avalanche de forfaits, se sont quittés dos à dos (0-0) au terme d'une rencontre peu emballante sur la pelouse d'Amsterdam. 
Le match s'est disputé au petit trot entre des Oranje encore en phase de reconstruction après un Euro-2012 désastreux et une Mannschaft toujours sonnée par l'ahurissant 4-4 concédé le mois dernier à la Suède. Les deux sélectionneurs pourront légitiment faire valoir l'excuse du calendrier surchargé et de l'absence de nombreux titulaires. Louis van Gaal et Joachim Löw s'étaient arraché les cheveux pour constituer leur onze. Manquaient à l'appel côté néerlandais le capitaine Wesley Sneijder, son "second" Kevin Strootman, le buteur en forme Robin van Persie, le gardien Maarten Stekelenburg ainsi que les attaquants qui montent, Jeremain Lens et Luciano Narsingh. Tous (officiellement) blessés, à des degrés divers... La liste des absents était tout aussi impressionnante dans le camp adverse: aux blessés de longue date, Holger Badstuber et Sami Khedira, s'ajoutaient Mezut Ozil, Miroslav Klose, Toni Kroos, Jérôme Boateng, Marcel Schmelzer et Bastian Schweinsteiger.

Van Gaal, qui avait succédé l'été dernier à Bert van Marwijk après le fiasco de l'Euro-2012, cherche toujours un match référence dans son travail de reconstruction. Et il y a du travail... Car si les Pays-Bas sont en tête -avec le maximum des points- de leur groupe qualificatif pour le Mondial-2014, l'équipe n'a plus l'aisance de la formation finaliste de la dernière Coupe du monde. La défense reste peu convaincante. Et mercredi, le jeu offensif était tellement stéréotypé qu'il n'a que rarement mis l'arrière-garde adverse en difficulté.
Les Allemands ont été les plus entreprenants en première période, prenant régulièrement de vitesse un axe central néerlandais Vlaar-Heitinga bien emprunté.

Mais si Mario Götze (21e), Marco Reus (39e) et Ilkay Gündogan (45e) ont eu le but au bout du pied, ils n'ont toutefois pas trompé un très bon Kenneth Vermeer. Les Néerlandais, eux, ne se sont pas créé la moindre occasion durant les 45 premières minutes, attendant la 75e pour mettre Neuer à contribution, sur un tir de Janmaat. Au fil des minutes, les coups de sifflet d'un public déçu ont pris le dessus sur les encouragements à l'adresse de joueurs peu enclins à forcer la décision. Les Oranje ont certes mieux terminé la rencontre, plus offensifs dans le dernier quart d'heure. Mais sans beaucoup de conviction.

La Côte d'Ivoire à revoir

Si l'Espagne l'a facilement emporté au Panama, les autres adversaires de l'équipe de France dans le groupe I des éliminatoires pour le Mondial-2014 ont obtenu de bons résultats lors des matches amicaux disputés mercredi, puisque la Finlande s'est imposée aisément à Chypre (0-3) et le Bélarus l'a emporté devant Israël (2-1) 

La Côte d'Ivoire s'est imposée 3 à 0  en Autriche lançant ainsi sa phase de préparation pour la Coupe d'Afrique des Nations. Les coéquipiers de Didier Drogba, sur le banc au coup d'envoi, devront toutefois montrer un autre visage que celui proposé contre l'Autriche, pour décrocher enfin un trophée qui échappe à la génération dorée ivoirienne (finaliste en 2006 et 2012). La première période proposée par les "Eléphants" a été particulièrement indigeste. Les trois joueurs à vocation offensive (Arouna Koné, Max Gradel et Wilfried Bony) alignés au coup d'envoi par le sélectionneur français de la Côte d'Ivoire Sabri Lamouchi n'ont pas réussi à tromper la vigilance d'une défense autrichienne bien en place.Alors que les occasions les plus franches étaient à mettre à l'actif des Autrichiens Didier Ya Konan, lancé au coeur de la défense ouvrait le score contre le cours du jeu d'une frappe limpide juste avant la pause (44e). Plus présents en milieu de terrain au retour des vestiaires, les Ivoiriens ont doublé la mise par Didier Drogba. Trois minutes après son entrée en jeu, l'ancien attaquant de Chelsea tirait des 25 mètres et profitait d'une grosse erreur du portier autrichien Heinz Lindner pour inscrire le deuxième but de son équipe (61e).Maîtrisant les débats après l'entrée de Drogba à l'heure de jeu, les Ivoiriens ont géré leur avance, Lacina Traoré aggravant le score à la 76e minute.

La Côte d'Ivoire devrait encore disputer un match de préparation contre la République démocratique du Congo en janvier, avant d'entamer la CAN par une rencontre contre le Togo le 22 janvier, dans un groupe D avec également l'Algérie et la Tunisie.

Le Portugal s'en sort bien

Le Portugal, sans Cristiano Ronaldo, Nani ni Meireles, blessés, mais avec Pepe et Joao Moutinho, a concédé le nul 2 à 2 face au Gabon qui évoluait sans sa vedette stéphanoise Pierre Emerick Aubameyang. Le sélectionneur portugais Paulo Bento avait donné leur chance à de nombreux remplaçants habituels, mais ceux-ci ne se sont pas montrés à leur avantage face à une jeune garde gabonaise surmotivée.  

Les Portugais se sont même fait des grosses frayeurs face au quart de finaliste de la CAN-2012, privé lui aussi de nombreux titulaires. Le Gabon a en effet ouvert le score grâce à un -généreux- penalty de Silvio sur Lengoualama, transformé par Levy Madinda, du Celta Vigo (33e). Le Portugal est revenu à hauteur une minute plus tard grâce à un autre penalty de Pizzi (34e), obtenu par Eder.Après avoir touché la transversale à la 51e, le Portugal a cru avoir enfin fait respecter son rang en menant 2 à 1 grâce à un but opportuniste de Hugo Almeida (59e) mais les Panthères, poussés par leurs supporteurs dont le président gabonais Ali Bongo Ondimba, ont bénéficié d'un nouveau penalty, cette fois pour une main de Ricardo Costa, et transformé par le Bordelais Biyogho Pocko (69). Dominés dans les dernières minutes par un Gabon qui s'est offert plusieurs occasions franches, le Portugal peut même finalement s'estimer heureux du nul.  

Résultats des rencontres amicales

Afrique du Sud - Zambie 0-1
Liechtenstein - Malte 0-1
Suisse - Tunisie 2-1
Macédoine - Slovénie 3-2
Burkina Faso - République Démocratique du Congo 1-0
Chypre - Finlande 0-3
Algérie - Bosnie-Herzégovine 0-1
Arabie Saoudite - Argentine 0-0
République Tchèque - Slovaquie 3-0
Russie - Etats-Unis 2-2
Arménie - Lituanie 4-2
Tanzanie - Kenya 1-0
Chine - Nouvelle-Zélande 1-1
Corée du Sud - Australie 1-2 
Géorgie - Egypte 0-0
Maroc - Togo 0-1
Niger - Sénégal 1-1
Roumanie - Belgique 2-1
Turquie - Danemark 1-1
Serbie - Chili 3-1 
Bélarus - Israël 2-1

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