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Lloris au sol | AFP

Tottenham critiqué après le KO de LLoris

Publié le , modifié le

L'encadrement de Tottenham a reçu de nombreuses critiques pour avoir laissé Hugo Lloris continuer à jouer contre Everton dimanche, alors que le gardien de l'équipe de France avait brièvement perdu connaissance à la suite d'un choc vioent à la tête. Lloris a depuis reçu le feu vert médical après avoir passé des examens médicaux.

Lloris a en effet perdu ses esprits après avoir pris le genou de Romelu Lukaku dans le visage. Il est toutefois resté sur le terrain après avoir reçu quelques soins. Le médecin en chef de la Fifa, le professeur Jiri Dvorak, a estimé que "le joueur aurait dû être remplacé. Le fait que l'autre joueur ait eu besoin de glace pour soulager son genou signifie de manière évidente que le choc était violent", a-t-il indiqué.

Selon le médecin du club, Wayne Diesel, la décision de laisser Lloris terminer la rencontre était la bonne. "Une fois que les tests appropriés et les soins ont été effectués, nous étions totalement assurés qu'il était apte à continuer de jouer", a-t-il indiqué dans un communiqué sur le site du club.

"Lorsqu'un joueur - ou n'importe qui - subit un choc à la tête suffisamment violent pour perdre connaissance, il est urgent et vital qu'il soit surveillé par un médecin tout de suite après", a estimé lundi un porte-parole de la fondation Headway, qui s'occupe de victimes de lésions cérébrales. "En continuant à jouer, il pourrait avoir aggravé son traumatisme. Il aurait dû quitter le terrain immédiatement et être transporté à l'hôpital pour des examens complets", a ajouté Luke Griggs. Le porte-parole a conclu en qualifiant l'attitude d'André Villas-Boas, entraîneur des Spurs, de "cavalière et irresponsable".

"Hugo ne se souvient toujours pas de tout au sujet de l'incident, a d'ailleurs admis son entraîneur Andre Villas-Boas. Sur le coup, ce n'est pas agréable, mais je suis content de voir qu'il va bien", a-t-il ajouté. Lloris a par la suite passé des examens complémentaires qui n'ont rien décelé.

Romain Bonte