José Mourinho et Antonio Conte
José Mourinho (Manchester United) et Antonio Conte (Chelsea) | AFP - Glyn KIRK

Premier League - Manchester United - Chelsea: Mourinho - Conte, rivalité au paroxysme

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Alors même que le probable futur champion d'Angleterre, Manchester City, tentera de décrocher un titre avec la Coupe de la Ligue contre Arsenal, Manchester United et Chelsea, deux de ses rivaux, s'affrontent (15h45) avec la place de dauphin pour enjeu. Cet affrontement ne se limitera pas au rectangle vert, car les deux entraîneurs, José Mourinho (Red Devils) et Antonio Conte (Blues) ne sont pas que bouillants sur le banc: ils ne s'aiment pas. Leur rivalité directe sera scrutée avec attention.

Ils ont un tempérament comparable. Et quand deux forts caractères, quand deux bouillants techniciens se croisent, cela fait des étincelles. Surtout lorsqu'ils ont des objectifs similaires. Voilà comment José Mourinho et Antonio Conte sont devenus les "meilleurs ennemis" de Premier League. Il faut dire que le Portugais aime être détesté. Arsène Wenger pratique cette animosité depuis longtemps. Et désormais, le "Special One" s'est trouvé un autre adversaire.

Si depuis le début de la saison, ils s'étaient tolérés tant bien que mal, en 2018, c'est officiel, ils se haïssent. Les deux hommes ont mis fin en janvier à une guerre de mots par presse interposée qui a animé une partie de l'hiver. Mourinho a fini par déclarer son "mépris" pour l'Italien, Conte lui a promis qu'il "n'oublierait pas". La (nouvelle) querelle a commencé quand le patron de ManU a expliqué ne pas avoir besoin de se comporter "comme un clown" sur la ligne de touche, un commentaire que Conte a pris pour lui. L'Apulien a ensuite insinué que "Mou" était atteint de "demenza senile", démence sénile, l'accusant d'oublier certains de ses propres débordements de joie. Incapable de se retenir, Mourinho a alors fait allusion à la suspension de Conte pour matches truqués, même si l'alors entraîneur de Sienne a été disculpé depuis par la justice italienne. Et puis, par-dessus tout ça, plane le spectre du divorce difficile entre le "Special One" et Chelsea en décembre 2015, avant la succession prise par Conte.

Et toute testostérone risque de déborder encore davantage car les deux clubs sont sous pression.  Les Red Devils sont 2e de Premier League, mais ils n'ont que deux points d'avance sur Liverpool, 3 sur Chelsea, 4 sur Tottenham. Pour l'un comme pour l'autre, ce match est crucial pour finir à une place honorable, même si très éloignée des objectifs et surtout de Manchester City. 
 

Thierry Tazé-Bernard @thierrytaze