Virgil van Dijk (Liverpool) célèbre le but de son coéquipier Sadio Mané contre Manchester City en Premier League
Virgil van Dijk (Liverpool) célèbre le but de son coéquipier Sadio Mané contre Manchester City en Premier League | PAUL ELLIS / AFP

Premier League : Liverpool balaye City et s'envole au classement

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En surclassant Manchester City trois buts à un pour s'offrir une 11e victoire en 12 rencontres, Liverpool a envoyé un message lourd de sens à l'ensemble des candidats au titre de Premier League. Alors qu'elle leur pendait au nez des doubles champions en titre, la passation de pouvoir entre Reds et Citizens semble s'être symbolisée ce dimanche après-midi. Pour le plus grand bonheur des joueurs de Jurgen Klopp, orphelins du Graal anglais depuis 1990.

Une démonstration de réalisme. La pelouse d'Anfield, nouvelle terre inviolable d'Angleterre, a encore fait une victime ce dimanche après-midi. Et pas n'importe laquelle. Cette fois, ce fut au tour de Manchester City de se casser les dents sur le champion d'Europe en titre en encaissant trois buts plein de sang-froid de la triplette Fabinho - Salah - Mané qui en disent long sur le chemin parcouru par l'équipe de Jürgen Klopp depuis que l'entraîneur allemand en a pris les commandes. Avec ce 34e point glané sur 36 possibles, les Reds se sont logiquement envolés en tête d'une Premier League qu'ils mettent un point d'honneur à reconquérir après trente longues années de disette.

Pourtant, Manchester City est clairement venu à Anfield pour tenter de rattraper son retard en prenant les maîtres des lieux à la gorge dès le coup d'envoi de la rencontre. Exerçant un pressing intense, les doubles champions d’Angleterre ont bien cru être récompensés par un penalty à la suite d'une main litigieuse de Trent Alexander-Arnold lors d’un duel avec Sergio Agüero. Mais, alors que le sifflet de Michael Oliver est resté inerte autour du cou de l'arbitre anglo-saxon, Sadio Mané a profité de ce moment de flottement pour filer à toute vitesse dans son couloir gauche. En bout de course, l'international sénégalais a vu son centre être repoussé dans les pieds de Fabinho, buteur d'un coup de canon des 25 mètres (6e), résonnant comme un coup de massue sur la têtes des Citizens, complètement médusés. Et le moins que l'on puisse dire est que De Bruyne and co n'étaient pas au bout de leurs surprises.

Létal comme Liverpool

Très vite remobilisé, Manchester City, qui en a vu d'autres, a bien failli revenir au score grâce à un coup de tête de Raheem Sterling (9e). Mais le jeune attaquant anglais n'a pas pu trouver mieux que le bout du gant droit d'Alisson. Une aubaine pour Liverpool, menant au score mais obligé de reculer de plus en plus au fur et à mesure que les secondes s'écoulaient. Sur un ballon récupéré in extremis dans leur surface, les Reds ont une nouvelle fois montré qu'ils maîtrisaient à merveille l'art de la contre-attaque en inscrivant le but du break avant même le premier quart d'heure de jeu. Parfaitement lancé, Andrew Robertson s'est engouffré dans l'aile gauche pour centrer en direction de la tête de Mohamad Salah (13e). Et pour parfaire l'image de l'humiliation, Claudio Bravo a alors récupéré le ballon au fond de ses filets, incapable d'empêcher ses adversaires de marquer lors de leurs deux premiers tirs du match.

Ce petit brin de réussite qui fait toute la différence au moment de compter les points en fin de saison, Manchester City ne l'a jamais eu de son côté. Et ce ne sont ni Angelino (29e), ni Sergio Agüero (42e) qui diront le contraire, tous deux incapables de cadrer le moindre tir alors qu'il était l'heure de rentrer aux vestiaires pour quinze minutes de pause qui peuvent parfois changer le cours d'une rencontre. Il n'en a rien été.

Galvanisés par leur réussite en première période, les Reds sont tout de suite repartis à l'abordage, toujours avec brio. Sur un nouveau débordement, Jordan Henderson allait définitivement enterrer le peu d'espérance qu'il restait aux Citizens en envoyant un long centre tendu en direction de Sadio Mané, trompant Claudio Bravo d'une puissante tête pour se joindre à la folle fête rouge qui se déroulait dans les travées d'Anfield (51e).

Le travail fait, difficile de reprocher aux champions de s'être relâchés en fin de match. Sur un centre rasant d'Angelino, Bernardo Silva a sauvé l'honneur du bout de son pied gauche (78e) en réduisant le score. Mais il était trop tard. Liverpool s'était déjà définitivement envolé à neuf points de son plus grand rival anglais. Neuf points qui paraissent presque inatteignables lorsque l'on connait l'abnégation des coéquipiers de Mohamed Salah à retrouver le titre de Premier League. Mais surtout, leur faculté à ne pas perdre.