Per Mertesacker, Wojciech Szczesny et Mathieu Flamini (Arsenal) dépités
Per Mertesacker, Wojciech Szczesny et Mathieu Flamini (Arsenal) dépités après l’égalisation de Swansea dans les derniers instants du match (2-2) | AFP

Premier League: Everton menace Arsenal

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Tenus en échec par Swansea mardi soir (2-2), les Gunners se font du souci. Les hommes d’Arsène Wenger semblent accuser le coup après la déroute à Chelsea (6-0, samedi). Ils ont laissé passer leur chance pour le titre et sont même exposés à un risque autrement plus grand : perdre la 4e place qualificative pour le tour préliminaire de la Ligue des champions que convoite Everton (5e).

Le football regorge de paradoxes mais celui-ci est croustillant. Depuis 17 ans, le manageur Arsène Wenger se targue –à juste titre- de qualifier Arsenal pour la C1 chaque année. Il regrette mais minimise régulièrement les attaques sur l’absence totale de titres remportés par son club depuis la FA Cup 2005, ultime exploit de la génération dorée Henry-Vieira. Neuf ans ce printemps !

La Cup pour sauver la saison

Et l’année où les Gunners peuvent enfin mettre fin au sortilège en enlevant la Coupe d’Angleterre (ils disputent la demi-finale contre Wigan le 12 avril, et pourraient retrouver en finale soit Hull City soit Sheffield United, des clubs a priori largement à la portée de l’équipe de la capitale), la tempête soufflerait forcément si Arsenal devait achever la saison hors du Big Four pour la première fois depuis l’arrivée de Wenger.

Le patron sportif du club rouge et blanc serait alors sur la sellette* l’année où il récupèrerait un titre : une situation incongrue qui prouve bien que le football marche sur la tête. Aujourd’hui, il vaut mieux terminer 4e de son championnat que de glaner un trophée prestigieux…

Arsenal sans défense

Maintenant, rien n’est totalement compromis pour Arsenal qui garde son destin en mains à sept journées de la fin. Simplement, la contre performance de mardi contre Swansea (2-2 à l’Emirates) vient relancer le débat sur les capacités mentales des Londoniens, quatre jours après la fessée infligée par Chelsea. Les partenaires de Laurent Koscielny, qui ont déjà sombré à Manchester City (6-3) et à Liverpool (5-1) cette saison, donnent d’inquiétants signes de faiblesse en défense.

Ils se retrouvent dans la ligne de mire d’Everton, à l’affût à la 5e place. Les Toffees, victorieux 3-0 à Newcastle mardi, pointent à seulement six longueurs avec un match de plus à disputer. Surtout, ils recevront les Gunners le 6 avril, une semaine après le choc Arsenal-Manchester City.

Everton, deux fois moins de budget !

Wenger et ses joueurs peuvent donc perdre très gros dans les quinze jours qui viennent. Les fans, qui ont (presque) toujours soutenu le coach français depuis son arrivée dans le nord de  Londres il y a 18 ans, verraient d’un très mauvais œil que le deuxième club de la Mersey leur chipe le dernier ticket pour la plus prestigieuse compétition européenne. Le budget d’Everton est en effet plus de deux fois inférieur à celui d’Arsenal (62 millions de Livres contre 144, ou 74, 3 millions d’euros contre 172, 5). L’heure est grave pour le plus français des clubs anglais.

* Arsène Wenger est en fin de contrat en juin prochain et il n’a toujours pas resigné. Son nom circule régulièrement depuis l’arrivée des Qataris pour rejoindre le PSG. Jürgen Klopp, le coach du Borussia Dortmund, est régulièrement cité pour reprendre le club londonien en cas de départ de Wenger.

Grégory Jouin @GregoryJouin