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Wayne Rooney a fait couler Liverpool. | OLI SCARFF / AFP

A Manchester, les Reds dévissent

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La chute est sans fin pour Liverpool, giflé par Manchester United à Old Trafford (3-0). Wayne Rooney, qui devient le 3e meilleur buteur de la Premier League, a ouvert le score, aggravé ensuite par Juan Mata et Robin Persie. Les hommes de Van Gaal confortent leur place sur le podium.

Les filets de Jones tremblent, et l'enfant de Liverpool exulte. L’euphorie est double : Wayne Rooney contribue non seulement à la victoire de Manchester United, mais aussi à la déchéance d’une équipe qu’il exècre. L’international anglais, critiqué par Louis Van Gaal il y a encore quelques semaines, marque son 6e but de la saison et devient le 3e meilleur buteur de l’histoire de la Premier League. Et incarne bien, au fond, la dynamique des pensionnaires d’Old Trafford, poussifs mais réalistes, en difficulté dans le jeu mais efficaces.

Tout sourit à MU, même l’arbitre

Jusqu’à la dixième journée, Louis Van Gaal avait réussit l’exploit de présenter un plus mauvais bilan que son prédécesseur David Moyes, autrement vilipendé la saison passée. Mais la comparaison s’arrête là : le manager hollandais aligne ensuite 6 victoires en autant de rencontres, et installe le cador déchu sur la 3e marche du podium. Le jeu n’est pas encore flamboyant, mais ses attaquants retrouvent des couleurs. Dans le camp d’en face, difficile de trouver des motifs de satisfaction. Éliminé de la Ligue des Champions dans un groupe largement à sa portée (outre le Real Madrid, composé de Ludogorets et Bâle), les vice-champions sont embourbés dans le ventre-mou du championnat anglais, et accusent aujourd’hui un retard de 18 points sur Chelsea.

Alors, on se dit, qu’au fond, la logique est respectée. C’est ce qui est triste avec cette équipe de Liverpool : les hommes de Rodgers semblent désormais incapables de bouleverser l’ordre établit. Sans confiance aucune, les Reds foulent la pelouse d’Old Trafford, en quête de repères. A la 13e minute, Valencia déboussole complètement l’arrière-garde des Reds, Allen oublie le grillage et voit la gonfle passer entre ses jambes. L’Equatorien accélère, et sert Rooney en retrait, qui trompe Jones d’un plat du pied imparable. A la 40e, c’est par le côté gauche que les Reds Devils trouvent la faille. Ashey Young réalise un gros travail côté gauche, avant de servir Van Persie au point de pénalty, qui dévie de la tête pour Mata. L’Espagnol conclut du crâne, mais est hors-jeu d’un bon mètre. Pas un souci pour l’arbitre, qui valide le but, le 5e de la saison pour l’ancien joueur de Chelsea.

Sterling, seul au monde 

Alignés sur les flancs de l'attaque, Coutinho et Lallana tentent beaucoup, sans se montrer dangereux. Le Brésilien est remuant - et force même l'arbitre à sortir la biscotte à trois reprises  - mais ne se procure pas de réelles occasions. Raheem Sterling, toujours orphelin de Daniel Sturridge, fait ce qu'il peut, mais se heurte à un De Gea impeccable. Le gardien espagnol réalise quelques parades de grande classe, d'abord face au jeune international anglais (50e), puis face à Mario Balotelli (84e), entré en fin de rencontre. En face, Brad Jones, le portier des Reds, n'est pas aussi brillant sur sa ligne. A la 72e, il déserte sa cage, offrant un boulevard à Robin Van Persie (3-0), idéalement servi par Juan Mata. Le calvaire s'arrête là pour Liverpool, attaché à sa piteuse 9e place. Irrémédiablement, l'étau se ressert autour de Brendan Rodgers.

Dans l'autre match de ce dimanche, Tottenham a réalisé la bonne opération en s'imposant sur la pelouse de Swansea (1-2). Grâce à ce succès, assuré par des buts de Kane et Eriksen, les Hotspurs se hissent à la 7e place du classement, à seulement deux points de l'ennemi de toujours, Arsenal. 

Jean Charbon