Arsenal
La jeune relève d'Arsenal | IAN KINGTON / AFP

La Premier League compte ses Anglais

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Symptomatique du nouveau visage du football mondial, les joueurs de nationalité anglaise ont de moins en moins de temps de jeu dans leur championnat national. Selon une étude demandée par BBC Sport, sur l'ensemble des minutes jouées en Premier League, seulement 31,8% l'étaient par des joueurs anglais.

Le chiffre concernant les joueurs locaux est donc en baisse par rapport à la dernière référence de 2007-2008, à savoir 35.25 %. Ce nouveau chiffre est relativement plus conséquent que celui observé dans les autres grands championnats européens. En Liga espagnole, ce chiffre grimpe à 59 %, ce qui n'est sans doute pas sans rapport avec le succès des Espagnols lors des compétitions internationales. En Allemagne, ces minutes disputées par les joueurs allemands atteignent les 50 %. Dans le championnat voisin, mais moins médiatisé qu'est celui de l'Ecosse, le rapport est également différent avec 57,19% de minutes jouées par les Ecossais, un chiffre qui reste d'ailleurs stable depuis cinq ans (57,36%).

Les Français en nombre

En Premier League, ce sont les joueurs français qui, avec 7,98% de temps de jeu, sont les joueurs étrangers les plus visibles sur le terrain. Depuis le début de la saison, ils devancent les Espagnols (6,18%) et les Néerlandais (3,94%). A noter que les Ecossais (3,22%), les Gallois (3,12%) et les Irlandais du Nord (0,93%) sont toujours loin derrière, même si leur présence s'est renforcée depuis cinq ans.

Wenger et la globalisation du football

Très gourmand en joueurs étrangers, notamment Français, le manager d'Arsenal, Arsène Wenger est conscient du problème. "Il y a deux façons de voir les choses. Vous avez déjà l'opportunité d'avoir les meilleurs joueurs du monde en Angleterre, alors regardons ce qu'ils font et produisons des joueurs qui ont les mêmes qualités", explique dans un premier temps l'Alsacien. "Ou alors, protégeons nos joueurs, gardons les bons joueurs en dehors du championnat et ne laissons jouer que les Anglais", poursuit-il. "Je crois que nous vivons dans un monde global. La vraie question pour le football anglais est de savoir si il a la capacité de produire des joueurs avec les qualités escomptées", affirme celui qui est aux commandes du club londonien depuis 1996.

Romain Bonte