FA Cup : Cinq raisons de ne surtout pas manquer la finale entre Arsenal et Chelsea

Publié le , modifié le

Auteur·e : Clément Pons
Alexandre Lacazette et Olivier Giroud.

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La finale de la FA Cup - ou coupe d'Angleterre - ce samedi entre Arsenal et Chelsea (18h30) vient clôturer une saison forcément particulière outre-Manche. Avant de se projeter dès la semaine prochaine sur la Ligue des champions et la Ligue Europa, voici au moins cinq bonnes raisons de ne pas rater ce dernier épisode à Wembley entre les deux clubs londoniens.

Qui d'Arsenal ou de Chelsea viendra soulever le trophée de la plus vieille (1871) compétition à élimination directe au monde ce samedi ? Si les bookmakers s'activent encore à quelques heures du coup d'envoi, une chose est sûre : la FA Cup 2019-2020 posera ses valises à Londres. L'opposition entre les deux rivaux à Wembley vient mettre un terme à la saison anglaise. Et non, on ne pouvait rêver plus belle affiche pour cette "dernière danse". Explications en cinq points.

• Parce que c'est un derby (et qu'Arsenal comme Chelsea ont une revanche à prendre)

Retour le 27 mai 2017. Arsenal remporte son dernier trophée en date face à Chelsea en finale de la Cup (2-1). Un succès mérité, construit par une performance remarquable de Per Mertesacker derrière et un Aaron Ramsey très inspiré. Arsène Wenger a eu raison de la rigueur tactique d'Antonio Conte. Un énième chapitre gagnant pour les Gunners face aux Blues dans l'histoire de leurs derbies respectifs. 

Malheureux en Cup, Chelsea se rattrapera deux ans plus tard, le 29 mai 2019 à Bakou, en Azerbaïdjan. Pour son dernier match avec le club londonien, Eden Hazard signe un doublé en finale de la Ligue Europa contre Arsenal (4-1). Une humiliation pour les joueurs d'Unai Emery, qui retrouvaient une finale de coupe d'Europe 13 ans après leur finale de C1 perdue face au Barça.

Ce samedi, les deux rivaux ont une revanche à prendre. Et tenteront d'ajouter un nouveau titre à leur palmarès.

• Parce qu'Olivier Giroud sera l'attraction du match

Souvent touché, jamais coulé. Souligner le mental hors du commun d'Olivier Giroud est presque devenu désuet tant celui-ci s'attache ces dernières semaines à montrer qu'il est, avant toute chose, un excellent joueur de football. Le champion du monde ne cesse de prendre de l'épaisseur dans le 11 des Blues depuis la reprise. Et les statistiques plaident pour lui : aligné 10 fois toutes compétitions confondues, il a été buteur à sept reprises, notamment en demi-finale de la Cup contre Manchester United (3-1). À tel point qu'il est devenu le troisième meilleur buteur français de l'histoire de la Premier League (86 buts), derrière Henry et Anelka.

Oui, le Français s'éclate et est de retour au top au meilleur des moments. Peut-être pas pour les supporters des Gunners, qui semblent déjà prévoir le mauvais coup que s'apprête à jouer leur ancien attaquant (entre 2012 et 2018) ce samedi à Wembley...

• Parce que Frank Lampard veut soulever son premier trophée en tant que coach

Un an à peine après son installation sur le banc des Blues, le capitaine de légende est en passe de soulever son premier trophée en tant que coach si victoire il y a en finale de la Cup. Frank Lampard n'a pas mis longtemps à convaincre, dans un contexte particulier l'été dernier avec l'interdiction de recrutement qui touchait Chelsea. Au terme de la saison de Premier League, l'emblématique ex-numéro 8 est parvenu à placer son équipe sur l'un des quatre strapontins synonyme de Ligue des Champions, en même temps qu'il a permis à plusieurs jeunes de s'affirmer (Abraham, Mount, James, Tomori). Ne manque plus que la cerise sur un premier gâteau bien copieux.

• Parce que la Cup est LA compétition d'Arsenal

Noyés dans un océan de tourments et de contre-performances cette saison - en témoigne une bien triste 8e place en Premier League - les Gunners peuvent toujours compter sur la Cup pour respirer un peu. Car cette compétition, c'est un peu la leur : 13 succès (un record) dont trois sur les six dernières années. Reste à voir si Mikel Arteta aura les épaules assez larges pour prendre le relais d'Arsène Wenger, titré à sept reprises.

Si les coéquipiers d'Alexandre Lacazette veulent disputer une compétition européenne - la Ligue Europa - la saison prochaine, une victoire est impérative. Et cela permettrait d'offrir un peu plus de garantie au club dans l'optique de garder son capitaine Pierre-Emerick Aubameyang, à qui il ne reste qu'un an de contrat.

• Parce que lentement mais sûrement, la révolution Arteta est en marche

Si tout est loin d'être parfait, loin s'en faut, les six premiers mois de Mikel Arteta à la tête des Gunners ont permis de voir émerger des principes de jeu intéressants et bien plus évidents que sous Unai Emery. Les efforts défensifs sont mieux partagés avec la mise en place d'un 3-4-3 qui devrait logiquement être reconduit cet après-midi. Un dispositif tactique qui permet aussi aux latéraux (Tierney, Bellerin, Saka) de mieux exploiter leur vitesse en phase offensive. 

Plus de pressing, moins de dilettante... Plus de pragmatisme, aussi. La victoire en demi-finale de la Cup contre le Manchester City de son ancien mentor Pep Guardiola (2-0) a permis de souligner l'esprit de groupe que le Basque entend instaurer chez les Gunners. Défensivement, tout est encore très perfectible et les erreurs individuelles sont encore trop nombreuses pour un club qui aspire à l'Europe. Mais sous Arteta, Arsenal perd peu (27 matchs toutes compétitions confondues, 15 victoires, six nuls, six défaites). Confirmation ce samedi ?