Everton "trahit" Liverpool

Everton "trahit" Liverpool

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En s'inclinant à domicile face à Manchester City (2-3) lors de la 37e journée de Premier League, Everton n'a pas aidé Liverpool, l'autre club de la Mersey, dans sa lutte pour le titre de champion d'Angleterre puisque ce sont désormais les Citizens qui ont repris la tête du classement. Et ils n'ont plus que deux matchs à gagner pour être sacrés.

Drôle d'ambiance à Goodison Park. Les fans d'Everton étaient clairement partagés entre leur désir de soutenir leur équipe, qui bataille pour une place en Europa League, et leur volonté de ne pas voir Liverpool, l'autre club de la ville, sacré. D'où des encouragements plutôt discrets et un match assez curieux, disputé sur un faux-rythme. Ross Barkley, pourtant, s'était rapidement chargé de placer la rencontre sous le signe de la classe et du talent pur. La nouvelle merveille du foot anglais ouvrait ainsi le score d'une merveille de frappe enroulée (1-0, 11e) qui, à ce moment-là, relançait totalement la lutte pour le titre. Mais la joie des fans de Liverpool, qui soutenaient les Toffees à distance, était de courte durée. 

Dzeko le bourreau 

Kun Agüero prouvait que Manchester City ne comptait pas laisser un titre qui lui tend les bras ou presque. Une accélération, un tir décroisé, et les Citizens étaient de nouveau dans la course (1-1, 22e). L'Argentin, et c'était la mauvaise nouvelle de la soirée pour City, quittait  la pelouse après ce but, cuisse touchée. Puis, sans forcer ou presque, les hommes de Pellegrini reprenaient l'avantage juste avant la pause grâce à un coup de tête de Dzeko, auteur de sa 13e réalisation de la saison. Un but juste avant la pause, un autre juste après, les Mancuniens avaient fait le plus dur car Samir Nasri, après un superbe travail dans la surface,avait de nouveau trouvé le Bosnien pour le doublé (1-3, 48e). Les espoirs de titre, le premier depuis 1990, s'envolaient de plus en plus pour Liverpool...

Pourtant, contre toute attente, Everton revenait presque miraculeusement dans le match en réduisant la marque grâce à Lukaku (2-3, 65e). D'un coup, Manchester City se remettait à trembler mais, à l'expérience, et notamment celle de Dzeko qui restait de longues minutes à terre pour casser le rythme alors qu'il n'était pas vraiment blessé, allait parvenir à conserver l'avantage. Le réveil des Toffees était à leur honneur mais il était sûrement trop tardif. Il condamne peut-être le voisin de Liverpool. 

Julien Lamotte