Hugo Lloris Tottenham
Le gardien de Tottenham Hugo Lloris | AFP - ANDREW YATES

Derby Time en Premier League

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Liverpool-Everton et Arsenal-Tottenham sont les deux derbies couperets que propose la 6e journée du championnat d'Angleterre avant une semaine européenne à hauts risques pour quatre équipes peu rassurantes.

Derbies de mal-en-point

Everton (14) se déplace à Liverpool (11) pour le derby de la Mersey, tandis  que le nord de Londres a également droit à son match entre Arsenal (4) et  Tottenham (9). Soit quatre équipes décevantes jusque-là, mais qu'une victoire  forte en symboles et émotions peut regonfler. Dans le derby de Liverpool, les deux camps comptent ainsi quatre points de  moins que l'an passé. Une troisième défaite d'affilée pend même au nez des Reds  pour la première fois depuis avril 2012. Fatigués par 120 minutes en coupe,  comment auront-ils récupéré avant d'aller à Bâle en C1? La présence de  Sturridge pourrait aussi soulager Balotelli, étonnamment discret. En face, les  Toffees ont la pire défense d'Angleterre et attendent depuis 1999 une victoire  à Anfield, la dernière ayant eu lieu un 27 septembre!

Du côté de Londres, c'est également la soupe à la grimace pour des Gunners  et des Spurs qui comptent tous deux une victoire lors des cinq derniers  matches. Pour Tottenham, où le retour d'Adebayor est attendu, c'était mercredi  en coupe contre Nottingham (3-1), alors qu'en championnat ils n'ont pris qu'un  point sur neuf et n'ont plus gagné chez leur rival depuis 1993. Arsenal, déchu  de son invincibilité en C1 contre Dortmund (0-2) il y a dix jours, l'a  également perdu en Coupe de la Ligue contre Southampton, mardi, à domicile  (1-2). Malgré le joli rebond contre Aston Villa (3-0), la fin de sa série en  championnat n'a jamais été aussi proche avant la réception européenne de  Galatasaray...

Un "faux gros" pour Chelsea

Après Swansea, co-leader à l'époque, Chelsea affronte Aston Villa, un autre  "faux gros" actuellement 3e. Mais les Villans, justement fessés à domicile par  Arsenal (0-3), ne sont sûrement pas dans les meilleures dispositions. Après  deux nuls contre Schalke et City dans la foulée de leurs quatre victoires  initiales, les Blues se sont repris en coupe contre Bolton (2-1) et la  meilleure attaque peut repartir de l'avant en championnat. Reste juste à régler  la question de Costa, septuple buteur resté muet à l'Etihad pour la première  fois en championnat. Avant le déplacement chez le Sporting, l'Espagnol est-il  maintenant en mesure de jouer tous les trois matches comme l'a regretté Jose  Mourinho il y a quelques jours?

Quel United ?

West Ham (8), qui vient de décrocher une belle victoire contre Liverpool  (3-1), va-t-il affronter les Red Devils qui ont cartonné contre QPR lors de  leur unique victoire de la saison (4-0), où ceux qui ont été lamentables à  Leicester (5-3)? Le pire départ de MU (12) dans toute l'ère de la Premier  League déjà entériné (alors que l'équipe n'a pas encore affronté un vrai rival  et qu'elle a déjà encaissé huit buts), Louis van Gaal a également de gros  problèmes d'effectif à gérer en défense. Rojo, habituel latéral, est le seul en  mesure de jouer dans l'axe. Le retour de Shaw tombe pile poil pour boucher le  trou dans le couloir et dans l'axe, un petit effort pourrait être demandé aux  milieux Blind ou Fletcher. A moins de prendre le risque de faire appel à la  réserve... Devant, Mata sera-t-il encore sacrifié pour permettre à Di Maria,  Falcao, Rooney et van Persie de jouer ensemble ?

City lancé ?

Manchester City veut croire qu'il est lancé après son 7-0 en coupe contre  Sheffield et qu'il a retrouvé son niveau de la saison dernière avant son  déplacement à Hull (10). Il vaut mieux pour Pellegrini, lui qui a traversé au  préalable quatre matches sans victoire et recevra ensuite la Roma. Jovetic,  Fernando et Nasri pourraient attendre la C1 pour revenir, alors que Agüero et  Silva pourraient eux rejouer dès samedi. Apparu en rodage jusque-là mais aussi  accrocheur contre Chelsea (1-1), le champion en titre doit maintenant trouver  son rythme de croisière.

AFP