Andy Carroll West Ham Hector Bellerin Arsenal
Andy Carroll (West Ham) a posé beaucoup de problèmes à Hector Bellerin (Arsenal) | Ian Kington / AFP

Arsenal évite le pire à West Ham

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Les Gunners, qui menaient 2-0 face à West Ham dans le derby londonien de la 33e journée, ont finalement été contraints au match nul au terme d'un match extrêmement intense et indécis (3-3). Si les hommes de Wenger ont échappé à la défaite, ils perdent encore des points dans la course au titre vis à vis de Tottenham et de Leicester. Plus bas dans le classement, Chelsea a subi sa première défaite en Premier League sous l'ère Hiddink sur la pelouse de Swansea (1-0). Plus tard dans la soirée, Manchester City tentera de préparer au mieux son match retour face au PSG en Ligue des Champions en recevant West Bromwich Albion.

A force de griller des cartouches, Arsenal va finir par tirer à blanc. Les Gunners, qui avaient un match de plus à jouer que leurs rivaux Tottenham et Leicester dans la course au titre, ont encore manquer leur cible. C'était pourtant bien parti pour les partenaires de Koscielny qui menaient 2-0 juste avant la pause mais ils ont de nouveau péché par légèreté et inconstance. Si Giroud était confiné sur le banc (il ne rentrera qu'à la 69e minute), Özil (18e) et Alexis Sanchez (35e), sur deux passes de la révélation Iwobi, avaient fait le nécessaire pour mettre à l'abri Arsenal mais l'imprévisible Andy Carroll, malheureusement pour les visiteurs, était dans un grand jour. Un très grand jour.

Carroll c'est le bouquet 

Après s'être signalé par un carton jaune prématuré après une charge sur Koscielny dès la 4e minute, l'ancien attaquant de Liverpool allait s'illustrer dans un registre beaucoup plus glorieux. Dans son style aussi frustre que puissant, Carroll plaçait d'abord un bon coup de front pour réduire le score (44e) avant d'obtenir l'égalisation, en deux temps, durant les arrêts de jeu de la première période (45+3e, 2-2). Intenable, l'attaquant de West Ham donnait même l'avantage aux locaux à la 52e minute, d'un nouveau coup de tête sur un centre parfait d'Antonio (3-2).

Dès lors, dans une ambiance indescriptible, le match devenait complètement fou et chaque action était toute proche d'amener un nouveau but. Finalement, les Gunners, souvent décriés pour leur mental friable, parvenaient à arracher le point du match nul grâce à Laurent Koscielny monté aux avant-postes (3-3, 70e). Dimitri Payet, encore brillant mais parfois trop individualiste, et les siens venaient tout de même de jouer un assez mauvais tour à leur voisin londonien, qui reste à 3 points des Spurs et à 10 des Tigers. 

Englué dans le milieu du tableau, Chelsea n'en finit plus de stagner. Les Blues, qui n'ont plus rien à gagner ni à perdre en cette fin de saison, ont traîné leur misère à Swansea. Un but de Sigurdsson (25e) aura suffi aux partenaires d'Ayew pour l'emporter. Swansea a infligé à Guus Hiddink, qui avait aligné une équipe très expérimentale et rajeunie, sa première défaite (1-0) depuis son retour à Chelsea mi-décembre. Les fans du club londonien doivent désormais attendre avec impatience la fin de saison et espérer un grand coup de balai au sein d'une équipe clairement démotivée. 

Aston Villa virtuellement relégué

Aston Villa, 20e de Premier League, est virtuellement relégué après sa 8e défaite d'affilée contre Bournemouth (2-1) car les Villans comptent désormais 15 points de retard sur le 17e à cinq matches du terme. Avec une différence de buts très défavorable (-41 contre -22) par rapport à Norwich, le 17e, les chances de maintien des joueurs de Birmingham, qui doivent désormais tout gagner, existent d'un point de vue mathématique mais elles sont infimes. Le Newcastle de Rafael Benitez est dans une situation à peine moins préoccupante que celle d'Aston Villa après son nouveau revers à Southampton (3-1). Avec neuf défaites d'affilée à l'extérieur, les Magpies, 19e avec 25 points et six de retard sur le maintien, égalent même une série honteuse plus vue depuis novembre 1977.

Julien Lamotte